Plus matures, les fintechs ont levé moins d’argent en 2025
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L'attractivité de Wall Street pour les fintechs européennes reste forte.
Reuters
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L'attractivité de Wall Street pour les fintechs européennes reste forte.
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C’est le verre à moitié vide ou à moitié plein. Les fintechs françaises ont levé en 2025 beaucoup moins d’argent, 22 % de moins exactement, que l’année précédente, selon l’Observatoire de la Fintech. C’est tout de même 1,1 milliard d’euros levés, avec un net ralentissement au second semestre par rapport au premier semestre. « Nous ne pouvons plus mesurer la santé du secteur aux seules levées de fonds », prévient d'emblée néanmoins Emmanuel Papadacci-Stephanopoli, vice-président de l’Observatoire, par ailleurs directeur général délégué de l’incubateur Village by CA.
L’écosystème français est de fait plus mature, plus rentable aussi et le capital-risque n’est plus le seul canal de financement. Les fintechs commencent à entrer dans des opérations de fusions & acquisitions, qui s’accompagnent souvent de recapitalisation, voire d’introduction en Bourse. L’Observatoire souligne le rachat de Shine par Cegid, une opération de plus d’un milliard d’euros, un montant inédit pour une fintech française.
« Plus d’un milliard d’euros levés, ce n’est pas rien et place la France en tête des levées en Europe », constate Emmanuel Papadacci-Stephanopoli, qui se félicite par ailleurs de la hausse des effectifs de près de 10 % dans le secteur à 38 000 salariés. « Les montants levés par opération restent peu ou prou du même ordre de grandeur chaque année, observe pour sa part Antoine Fraysse-Soulier, responsable en France de l’analyse des Marchés eToro. Mais le capital-risque se montre plus sélectif, tout comme d’ailleurs les fondateurs, plus soucieux de la valeur patrimoniale de la société ».