Assurance : Generali affiche une santé éclatante mais un avenir incertain
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Donnet, aux commandes de l'assureur Generali depuis presque dix ans, a redressé le groupe.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Donnet, aux commandes de l'assureur Generali depuis presque dix ans, a redressé le groupe.
Reuters
L’assureur italien Generali se porte bien. Ses résultats sur les neuf premiers mois de l’année le confirment et dépassent les attentes des analystes financiers. « Tous les segments d’activité contribuent positivement à la croissance à deux chiffres du résultat opérationnel », indique ainsi le communiqué du groupe publié jeudi.
Ces résultats, solides trimestres après trimestres, aussi bien en assurance dommages qu’en assurance-vie, sont le principal moteur de la performance du cours de l’action de Generali, qui gagne plus de 25% depuis le début de l’année. C’est aussi la marque de la réussite de la stratégie déployée par le directeur général Philippe Donnet, réélu pour un quatrième mandat lors de l’assemblée générale des actionnaires en avril dernier.
Et pourtant, jamais l’avenir de Generali n’aura paru aussi incertain. L’assureur se trouve en effet au cœur de manœuvres qui secouent depuis des années l’establishment financier italien, et qui semblent reléguer au second rang les bonnes performances du groupe. Dernier épisode en date : la nomination, lors du conseil d’administration réuni mercredi pour avaliser les comptes, comme directeur général adjoint du groupe, de Giulio Terzariol, actuel directeur général de la branche assurances de Generali depuis janvier 2024.
La promotion de cette personnalité très appréciée dans le monde de l’assurance était plus ou moins dans l’air depuis des semaines, selon la presse italienne. Par contre, elle recèle deux surprises. Tout d’abord son titre, qui en fait officiellement le numéro deux du groupe, et donc le successeur potentiel de Philippe Donnet.
À lire également
Ensuite, son périmètre qui s’étend à la supervision de la filiale bancaire Banca Generali, qui devait être rachetée par la banque milanaise Mediobanca, également principal actionnaire de Generali (à hauteur de 13%), avant que l’affaire ne capote, à la suite de l’opposition de certains actionnaires de Mediobanca.
Chaque semaine, les clés pour comprendre les marchés financiers.
