Rachat de Banca Generali : une affaire en or pour Mediobanca
Esther Attias
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La banque milanaise, logée à quelques pas de la Scala, a lancé une OPE à 6,3 milliards d'euros sur Banca Generali.
Reuters
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La banque milanaise, logée à quelques pas de la Scala, a lancé une OPE à 6,3 milliards d'euros sur Banca Generali.
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Mediobanca se lance dans les grandes manœuvres. Après avoir été un allié sans faille pour Philippe Donnet, directeur-général des Assicurazioni Generali renouvelé en fin de semaine dernière grâce au soutien de la banque milanaise, première actionnaire de Generali (13,1%), Mediobanca peut enfin tirer les fruits de sa fidélité.
Ce lundi 28 avril, la banque milanaise a annoncé une offre publique d'échange (OPE) de 6,3 milliards d'euros sur Banca Generali, la filiale bancaire détenue à 50,1% de l'assureur italien Generali. L'opération s'inscrit dans un climat de consolidation bancaire en Italie, impulsé par Rome et la présidente du conseil des ministres Giorgia Meloni.
L'opération serait transformante pour Mediobanca, banque prestigieuse mais de taille moyenne. Si l'opération devait aboutir, la Milanaise verrait ses actifs sous gestion presque doubler, passant de 106 milliards d'euros à 210 milliards d'actifs sous gestion. Sollicité, Generali n'a pas souhaité faire de commentaire.
En revanche, le patron de Mediobanca Alberto Nagel a passé sa matinée à chanter les mérites d'une telle opération. Lors d'une conférence de presse (en italien) tenue à Milan, le directeur général a affirmé que l'alliance des deux prêteurs créerait un "leader européen sur le marché de la banque privée et du conseil financier", comparable aux géants suisses UBS et Julius Baer.
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"Nous préparons cette opération depuis cinq ans", éclaire Alberto Nagel, "et nous sommes aujourd'hui dans une position de force pour mener à bien cette opération." Et d'ajouter : "Banca Generali est une banque qui nous ressemble, avec une clientèle fortunée dans la banque privée et le conseil financier : cette opération est une opportunité de développer un partnership industriel et de faire de belles synergies", qu'il chiffre à près de 300 millions d'euros.
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Esther Attias