Les banques européennes sonnent le tocsin face au danger Visa et Mastercard
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Visa et Mastercard représentent 95% des transactions cartes au Royaume-Uni.
Reuters
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Visa et Mastercard représentent 95% des transactions cartes au Royaume-Uni.
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Une réunion jeudi à Londres de dirigeants de grandes banques sur les moyens de paiement au Royaume-Uni a fait grand bruit. Organisée sous l’égide de DeliveryCo, une structure créée par le secteur bancaire, et présidée par Vim Maru, directeur général de Barclays UK, cette réunion de place vise à réfléchir à un plan de modernisation des infrastructures de paiement britanniques, une réflexion lancée à l’initiative du Trésor britannique l’été dernier, sous la supervision de la Banque d’Angleterre. En soi, une réunion de travail technique.
Sauf qu’elle intervient dans un contexte de défiance accrue à l’égard des États-Unis et d’une volonté affichée par le gouvernement britannique de se rapprocher de l’Europe. Le sujet clairement mis sur la table est bien la dépendance du Royaume-Uni en matière de paiement à l’égard des grands réseaux de cartes (scheme) américains Visa et Mastercard. Un duopole de fait outre-Manche qui traite 95 % des transactions par carte bancaire, selon le régulateur des systèmes de paiement (PSR).
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Selon des participants à la réunion, cités dans la presse britannique (Financial Times, Guardian) en amont de la réunion, il s’agit de réfléchir à de nouvelles solutions de paiement, comme le virement de compte à compte, mais aussi de voir comment mettre en place une solution alternative « en cas de perturbation des systèmes existants », selon le verbatim de la banque centrale. En clair, répondre à un scénario de moins en moins farfelu de blocage à la demande du gouvernement américain de l’accès aux réseaux Visa, Mastercard et autres, PayPal compris.