UniCredit remet la pression sur Commerzbank
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Malgré plusieurs échecs, Andrea Orcel, directeur général d'UniCredit, ne renonce pas à la croissance externe
Reuters
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Malgré plusieurs échecs, Andrea Orcel, directeur général d'UniCredit, ne renonce pas à la croissance externe
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Après son échec en Italie sur Banco BPM, la banque italienne UniCredit se décide finalement à déclencher les hostilités en Allemagne, sur son autre cible, Commerzbank, dont elle détient déjà directement ou indirectement 30 % du capital.
La banque dirigée par Andrea Orcel a déposé ce lundi une « offre publique d’échange volontaire » visant à dépasser le seuil des 30 % du capital de la deuxième banque privée allemande, « sans pour autant en prendre le contrôle », précise le communiqué de la banque.
Cette offre devrait débuter début mai. Les conditions de l’offre d’échange impliquent un prix de 30,80 euros par action Commerzbank, soit une prime de 4 % par rapport au cours de clôture de vendredi 13 mars.
Le titre s’est aussitôt aligné dans la matinée sur ce prix, sans pour autant le dépasser, les marchés n’anticipant pas, pour l’instant, un relèvement de l’offre. La banque allemande est valorisée environ 1,1 fois son actif net estimé pour 2026, alors qu’UniCredit est nettement mieux valorisée, autour de 1,5 fois son actif net estimé.
UniCredit est juridiquement tenu de lancer une offre publique pour dépasser ce seuil des 30 %, mais elle prend soin de souligner son intention d’ouvrir un dialogue avec les dirigeants de la banque allemande. La banque présente donc cette initiative comme technique, pour lui éviter d’ajuster en permanence sa participation pour rester en dessous des 30 %, d’autant que Commerzbank a lancé un programme de rachat d’actions.
Chaque semaine, les clés pour comprendre les marchés financiers.

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