UniCredit renonce à son offre sur Banco BPM
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Les ambitions de croissance externe d'Andrea Orcel, patron d'UniCredit, sont contrariées par les réalités politiques.
Reuters
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Les ambitions de croissance externe d'Andrea Orcel, patron d'UniCredit, sont contrariées par les réalités politiques.
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Le directeur général d'UniCredit, Andrea Orcel, préparait le terrain depuis plusieurs semaines. En juin dernier, lors de la conférence de Goldman Sachs sur la finance européenne à Belin, le patron de la deuxième banque italienne vantait la capacité de son groupe à dégager des profits en mode « stand alone ».
Mardi 22 juillet, dans la soirée, à l'issue d'un conseil d'administration (pour approuver les comptes semestriels), un communiqué annonce que la banque a finalement retiré son offre d'achat sur Banco BPM.
Un peu plus tôt dans la journée, l'autorité de surveillance des marchés avait suspendu pour 30 jours supplémentaires l'offre d'UniCredit compte tenu des nouvelles contraintes imposées par le gouvernement italien pour obtenir un accord sur cette opération. L'offre à 14,6 milliards d'euros (pour 100 % du capital de Banco BPM) devait en effet officiellement expirer le 23 juillet. Le gouvernement Meloni n'avait jamais caché sa profonde hostilité au lancement de cette offre non sollicitée d'UniCredit, ayant visiblement d'autres projets de consolidation bancaire autour de Banco BPM.
Dans son communiqué, UniCredit explique d'ailleurs sa décision par le Golden Power du gouvernement, un dispositif lui permettant de poser ses conditions à la fusion, un principe défendu par la direction de Banco BPM, qui empêche « tout dialogue » avec les actionnaires de Banco BPM dans un cadre normal de processus d'une offre publique. « L'incertitude persistante autour de l'application des prescriptions du Golden Power n'est bénéfique pour personne. Nous avons donc pris la décision de retirer notre offre », a indiqué, dans le communiqué Andrea Orcel.
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Cette décision met donc fin à huit mois d'une bataille qui a secoué toute la finance italienne, et dont le pays a le secret compte tenu de la persistance d'enchevêtrements d'intérêts croisés au sein du capitalisme transalpin. Rappelons également que le Crédit agricole, très présent en Italie, n'était pas étranger à cette saga, ayant une participation (directe et indirecte) de 19,8 % dans Banco BPM. Andrea Orcel avait pourtant reçu récemment le soutien de la Commission européenne qui avait mis de sérieux doutes sur la conformité du Golden Power aux règles européennes.
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