Andrea Orcel, banquier star en perte de vitesse
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Photo d'illustration
Laurène CASSEVILLE/LT
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Andrea Orcel n'a pas l'habitude de ne pas avoir ce qu'il veut. « Je ne suis pas du genre à lâcher l'affaire », racontait-il au Financial Times en 2019. Le banquier, qui collectionne les surnoms flatteurs de « Cristiano Ronaldo de la finance », ou encore de « George Clooney de la banque d'investissement », cache derrière un sourire Colgate Ultra Brite et un bronzage impeccable une ambition de lion et un caractère de cochon.
C'est aussi l'une des légendes de la finance corporate, connue pour avoir redessiné le paysage bancaire européen depuis qu'il a commencé à y sévir, dans les années 1990. Rares sont ceux qui, comme lui, ont eu un si grand impact sur la finance du Vieux Continent.
Fin juin, pourtant, le célèbre banquier a été confronté à un revers de taille.
La dirigeante italienne, Giorgia Meloni, a tout fait pour dynamiter sa dernière obsession : la fusion de la banque qu'il dirige, UniCredit, deuxième banque italienne, avec la banque qu'il convoite, Banco BPM, la troisième. La fusion des deux créerait un grand pôle financier, dans un paysage bancaire fragmenté. Mais l'échéance de l'offre publique d'échange (l'opération financière qui entérinerait la fusion) est dépassée depuis le 23 juin.
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Tous les feux étaient pourtant au vert. La Commission européenne et la Banque centrale européenne ont, fin juin, validé le projet de rachat, lancé par Orcel à l'été 2024, à la condition qu'Unicredit se défasse de 209 agences bancaires, pour des raisons de concurrence. Quelques jours plus tôt, un tribunal italien a statué en faveur d'Unicredit, rejetant un recours de la banque Banco BPM visant à annuler la suspension de l'offre de rachat d'Unicredit.