Les tarifs bancaires ont augmenté de 2,7 % entre 2025 et 2026, selon le rapport annuel de l'Observatoire des tarifs bancaires (OTB), rattaché à la Banque de France.
Les tarifs bancaires affichent une hausse de 2,7 % entre 2025 et 2026 contre 0,9 % pour l’inflation, selon le rapport annuel de l’Observatoire des tarifs bancaires ce mardi. Avec, en tête des hausses, les frais de tenue de compte.
Les tarifs bancaires ont augmenté plus vite que l'inflation entre 2025 et 2026. Selon l'indice Insee, la hausse est de 2,7 % par rapport à l'an dernier, contre 0,9 % pour l’inflation générale et 1,6 % pour les prix des services, indique le rapport annuel de l’Observatoire des tarifs bancaires (OTB), rattaché à la Banque de France, ce mardi 30 juin.
Ce rapport repose sur un panel de 102 établissements, représentant 99 % des parts de marché, et analyse les frais bancaires au 1ᵉʳ avril 2026.
« Sur deux ans, de février 2024 à février 2026, la hausse des prix des services bancaires (+ 5,3 %) est légèrement inférieure à la hausse des prix des « autres services » (+ 5,6 %) mais supérieure à celle des services (+ 3,9 %) et à l’inflation globale (+ 1,7 %) », note l'OTB.
« Sur une plus longue période, de février 2016 à février 2026, la hausse des prix des services bancaires (+ 17,4 %) est inférieure » à l’indice des prix à la consommation (IPC) (+ 22,1 %).
Hausse de 80 centimes des frais de tenue de compte
Parmi les hausses de services bancaires les plus prononcées : le prix moyen annuel des frais de tenue de compte (+ 3,71 %, soit 0,80 euro), qui s'explique « pour plus de la moitié des établissements (57) » par le maintien inchangé de leurs tarifs et, « pour 45 établissements, d’une augmentation de leurs tarifs qui s’étale entre 0,40 euro et 9,60 euros ».
Les prix moyens annuels pondérés des cartes de paiement internationales ont augmenté entre 1,57 % et 1,59 %, soit 0,70 et 0,69 euro en fonction du type de carte.
Des hausses qui s'expliquent par le maintien inchangé de leurs tarifs pour 36 et pour 37 des établissements facturant ce service et par « une augmentation de leurs tarifs qui s’étale entre 0,40 euro et 3 euros par an pour respectivement 58 et 57 établissements ».
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Autre service bancaire en hausse : le virement en agence, dont le prix moyen pondéré augmente de 5,37 %, soit 0,27 euro, avec des hausses oscillant entre 0,05 euro et 2,50 euros.
Les tarifs de l'OCF se stabilisent
Pour leur part, « les prix des offres groupées de services, qui sont largement diffusées, ont augmenté de 2,37 % entre le 1ᵉʳ avril 2025 et le 1ᵉʳ avril 2026 », souligne le rapport.
Par ailleurs, les cotisations annuelles de l’offre clientèle fragile (OCF) se stabilisent à un niveau trois fois inférieur au plafond réglementaire, « après une baisse sensible observée en 2023 », souligne le rapport. « Ainsi, la quasi-totalité des établissements du panel (98 sur 99) facturent désormais cette offre à un tarif annuel n’excédant pas 12 euros ».
Le rapport de l'OTB confirme également « une réduction des écarts tarifaires des COM (collectivités d'outre-mer, ndlr) du Pacifique avec ceux de l’Hexagone », « alors que 9 tarifs sur 14 dans les DROM (Départements et Régions d'Outre-Mer, ndlr) de la zone euro demeurent supérieurs à ceux de l’Hexagone, sans réduction des écarts ».
Respect du texte encadrant les frais de succession
Enfin, l’Observatoire des tarifs bancaires rapporte que « tous les établissements du panel respectaient la réglementation encadrant les frais bancaires de succession » avant que le Conseil constitutionnel ne censure le 19 juin dernier une partie d'un texte voté en mai 2025.
Pour rappel, ce texte a supprimé certains frais bancaires de succession, parfois perçus comme une « taxe sur le deuil ». La mesure la plus évocatrice visait à supprimer les frais bancaires de succession pour les héritiers dans les cas où la personne décédée est mineure.
Cette initiative faisait suite au cas médiatisé de parents devant débourser 138 euros pour clôturer le livret A de leur enfant de 8 ans décédé en mai 2021. Les successions les plus simples ou celles mettant en jeu des sommes inférieures à un seuil évolutif, actuellement fixé à 5 910 euros, avaient elles aussi été rendues gratuites par le texte de 2025.
Mais pour le Conseil constitutionnel, « en interdisant aux établissements de crédit toute facturation des opérations » dans certains cas et « quel qu'en soit le coût », le texte porte « une atteinte disproportionnée à la liberté d'entreprendre et à la liberté contractuelle ».