Société Générale reste prudente sur sa politique de distribution aux actionnaires
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le résultat net au troisième trimestre de Société Générale a dépassé les attentes.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le résultat net au troisième trimestre de Société Générale a dépassé les attentes.
Reuters
« Nos résultats sont au-dessus de nos objectifs 2025, qui ont été récemment revus en hausse. Mais notre objectif est de faire encore mieux ». En une phrase, Slawomir Krupa, directeur général de Société Générale, résume la stratégie et le chemin parcouru depuis deux ans par la banque. Faire toujours mieux qu’annoncer, quitte à avoir devoir afficher au départ des ambitions modestes, comme lors du fameux capital market day (CMD) de septembre 2023, qui avait provoqué une chute du titre.
Le cours de l’action a depuis été multiplié par presque 2,5 fois et tous les objectifs largement dépassés. Le ratio prudentiel de capital s’établit à 13,7% à la fin septembre, pour un objectif de 13% fin 2025, véritable pierre angulaire de la stratégie du groupe, le coefficient d’exploitation (charges sur revenus) est ramené à 63% (65% en France), contre 70% en moyenne sur les cinq années précédentes le CMD, et enfin la rentabilité a presque doublé à 10,5 %, rentabilité qui reste cependant inférieure à celle de BNP Paribas (11,4%) ou de Crédit Agricole SA (15,4%).
Car il reste du chemin à faire pour permettre à Société Générale de recoller au peloton de tête en termes de valorisation boursière. La hausse du titre est reste spectaculaire (+100% depuis janvier) mais le titre se paie toujours 0,6 fois l’actif net estimé pour 2025, contre une moyenne européenne de 1,2 fois. Deux fois moins cher, donc.
La banque a présenté peu de surprises lors de la présentation de ses résultats trimestriels, sinon une baisse de régime sur son métier phare, celui des actions et dérivés, en raison d’une base de comparaison défavorable et de la comptabilisation de réserves comptables (qui avaient entraîné un profit exceptionnel un an plus tôt).
À lire également
Les performances en ligne, voire un peu décevantes, de la banque d’investissement sont compensées par le redressement du pôle banque de détail et assurances en France (avec un bond de l’activité en assurance-vie et en crédit immobilier) mais aussi de la banque de détail à l’international (malgré toutes les cessions), et notamment de la très profitable filiale tchèque.
Chaque semaine, les clés pour comprendre les marchés financiers.

En pleine OPA de Commerzbank, la BCE dit oui à la concentration du secteur
« C'est un changement de méthode historique » : comment Kevin Warsh imprime sa marque à la tête de la Fed
Deutsche Börse exemptée de supervision par l'Esma : comment Berlin sape l'union des marchés de capitaux
Pourquoi le géant des cryptomonnaies Binance pourrait fermer son site européen dans les prochains mois