Fintech : Younited vise une rentabilité de 10 % en 2026
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Younited a réalisé l'une des plus importantes introductions en Bourse de 2024 sur Euronext.
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Younited a réalisé l'une des plus importantes introductions en Bourse de 2024 sur Euronext.
DR
Younited fait partie de ces success stories à la française. Lancée en 2012, agréée établissement de crédit par le régulateur, la fintech s’est reposée sur l’open banking pour développer une offre de crédit à la consommation instantanée, soit en direct à partir d’une application, soit via des partenariats avec le commerce ou même des banques (N26, Fortuneo…).
Lors de son introduction en Bourse en décembre 2024, via un SPAC Special purpose acquisition company, levant au passage 153 millions d’euros, la société s’était engagée à atteindre la rentabilité au quatrième trimestre 2025. C’est chose faite, selon les résultats annuels publiés ce matin, avec un résultat net de 10 millions d’euros au second semestre 2025 (hors coûts d’acquisition d’Hélios), après un premier semestre plus compliqué.
« Nous avons mis Younited sur la trajectoire souhaitée, à savoir poursuivre notre hypercroissance et s’engager dans l’hyper rentabilité avec un objectif de retour sur fonds propres (ROE) de 10 % en 2026 », se félicite auprès de La Tribune, Charles Egly, cofondateur et PDG de Younited.
De fait, sur un marché du crédit à la consommation encore convalescent, ; en progression de 2 % à 5 % selon les segments, Younited affiche une production de près d’un milliard d’euros, en hausse de 50 %, et voit ses revenus progresser de 55 % à 146 millions d’euros.
La marge d’intérêt représente désormais près de 45 % des revenus, un pourcentage amené à croître avec la mue progressive d’un profil de fintech qui externalise ses crédits à un modèle bancaire d’intermédiation, qui conserve au bilan ses encours et donc la marge. Le coût de risque apparaît élevé à 480 points de base (sur l’encours brut). « La moitié de ce coût du risque est liée à notre profil de croissance, avec un coût du risque pris dès l’origination du prêt en normes comptables IFRS », tempère cependant Charles Egly.
Chaque semaine, les clés pour comprendre les marchés financiers.
