Le studio propriétaire de « Madden NFL », « FC 26 » ou « Les Sims », proche d'être racheté pour 50 milliards de dollars
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

jeux vidéos
EA
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

jeux vidéos
EA
Un séisme financier secoue Wall Street et l’industrie du jeu vidéo. Le mythique studio Electronic Arts (EA) serait sur le point de boucler un rachat colossal de 50 milliards de dollars, une opération qui pulvériserait tous les records du secteur et marquerait un tournant dans l’industrie du divertissement interactif. Selon des sources proches des négociations, un consortium d’investisseurs incluant le fonds américain Silver Lake, la société de Jared Kushner, Affinity Partners, et même le Fonds d’investissement public saoudien (PIF), serait en passe de finaliser l’accord dès la semaine prochaine.
L’implication du fonds saoudien s’inscrit dans la stratégie plus large du royaume visant à diversifier son économie et à investir massivement dans les secteurs du jeu vidéo et du divertissement, faisant partie de l’initiative Vision 2030 du prince héritier Mohammed ben Salmane.
L’annonce, encore officieuse, a déjà électrisé Wall Street : l’action EA a bondi de plus de 15 % vendredi, atteignant un pic historique à 194 dollars avant que les échanges ne soient suspendus pour volatilité excessive. Un signe clair de l’enthousiasme des investisseurs pour cette opération, qui propulserait la valorisation de l’éditeur bien au-delà de sa capitalisation boursière actuelle (48 milliards de dollars). L’effet domino s’est fait sentir jusqu’aux concurrents : Take-Two Interactive, propriétaire des licences « Grand Theft Auto » et « NBA 2K », a vu son cours grimper de 5 % — un phénomène rare dans un secteur souvent fragmenté.
Si l’opération aboutit, elle dépasserait le rachat désastreux de TXU Corp (45 milliards en 2007), considéré comme l’un des pires échecs du capital-investissement. Une ombre au tableau que les analystes scrutent de près, alors que les dettes contractées dans les LBO peuvent s’avérer toxiques — comme en témoigne la faillite de TXU sept ans après son rachat.