La Fed temporise sur la baisse des taux
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Comme toujours, ce sont les commentaires du patron de la Fed, Jerome Powell, qui auront un impact sur les marchés plus que la décision elle-même.
Reuters
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Comme toujours, ce sont les commentaires du patron de la Fed, Jerome Powell, qui auront un impact sur les marchés plus que la décision elle-même.
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La Réserve fédérale américaine (Fed) devrait maintenir ce mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette comprise entre 3,5 % et 3,75 %. Mais l’enjeu n’est pas là. La question est de savoir quelle sera l’ampleur de l’assouplissement monétaire en 2026, après avoir réduit ses taux directeurs de 75 points de base sur le second semestre de 2025.
Ce qui renvoie bien entendu au nom du successeur de Jerome Powell, dont le mandat de président de la Fed prend fin en mai prochain, et à son degré d’indépendance qu’il saura affirmer à l’égard de Donald Trump qui réclame, comme son conseiller Stephan Miran, gouverneur de la Fed à titre provisoire, au moins six baisses de taux de 25 points de base en 2026.
Les marchés anticipent une seule baisse en 2026, et encore pas avant juillet. Les économistes de Société Générale CIB tablent sur deux baisses, en mars et en juin, sans exclure un statu quo en mars. Mais les économistes de JP Morgan sont encore réservés et ne prévoient aucune baisse cette année. Bref, c’est bien la prudence qui domine, alors même que le principal facteur de soutien des actions américaines repose sur des espérances de baisse de taux.
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Face à des données dont la fiabilité interroge de plus en plus, c’est-à-dire une forte croissance sur le troisième et quatrième trimestre, une inflation au-dessus de la cible mais sous contrôle, et enfin un marché du travail qui se dégrade lentement mais sûrement, les choix de politique monétaire ne sont pas simples.