Selon la Banque de France, le PIB français pourrait diminuer de 7,4 % en 2026 en cas de succession d’événements météorologiques extrêmes et sans progrès dans sa politique de transition carbone.L’économie française plus vulnérable au choc climatique que les autres ? Peut-être bien, à en lire cette note de la Banque de France, publiée ce mercredi. Celle-ci s’appuie sur les travaux du « Réseau pour le verdissement du système financier » (NGFS), une institution discrète, mais dont les travaux sont très suivis par les banques centrales.
Notamment ses études prospectives sur les risques économiques liés au dérèglement climatique sur le long terme et le court terme. Et ce, dans différentes zones du monde (Europe, États-Unis, Chine, etc).
Un PIB français en potentielle chute libre
Un chiffre illustre particulièrement le cas français. Selon la note de la Banque de France, dans un scénario « Disasters and Policy Stagnation » - où le pays ferait face à une succession d'événements météorologiques extrêmes, sans progrès dans sa politique de transition - le PIB français pourrait diminuer de 7,4 % en 2026. Contre 4,8 % pour la moyenne des pays de l’Union européenne. En 2027, la chute du produit intérieur brut serait moins forte, mais toujours en recul à -3,4 %. Contre -3,3 % pour l’UE.
Lorsqu’on compare ce chiffre à d’autres grandes économies en dehors de l’Europe, la France est aussi la plus en risque. Dans le même scénario, en 2026 la perte de PIB serait de 5 % pour les États-Unis et de 4,1 % pour la Chine. L’Inde se situe juste au-dessus de l’Hexagone avec une perte de 7,8 % de sa croissance. « La France apparaît plus vulnérable que plusieurs autres économies occidentales » dans ce scénario, en conclut la Banque de France.