Recul du trait de côte : pour les élus des littoraux, le compte n’y est pas
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Le recul du trait de côte a déjà grignoté 32km2 en France en 50 ans.
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Le recul du trait de côte a déjà grignoté 32km2 en France en 50 ans.
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Le recul du trait de côte n’est certes pas un phénomène nouveau mais c’est surtout un phénomène qui s’amplifie, réchauffement climatique oblige. Et qui concerne tous les littoraux, en France métropolitaine comme en outre-mer. Ainsi, en 50 ans, près de 30 km2 ont été grignotés par l’érosion côtière. Hexagone, Corse et outre-mer compris, près de 950 communes sont implantées en bordure de littoral, ce qui concerne 1 Français sur 8.
La problématique est telle que depuis 2012 elle est l’objet d’une stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC), qui s’appuie sur les évolutions climatiques pour définir des actions qui doivent, précisément, servir les collectivités. Sauf que la nouvelle phase pour 2025-2030 n’est pas vraiment du goût des élus concernés.
Réunis en congrès en Corse, l’association nationale des élus des littoraux (Anel) ne cache pas son mécontentement, émettant un avis défavorable à cette nouvelle mouture qui, selon le nouveau président de l’Anel n’est pas à la hauteur des enjeux. Jean-Charles Orsucci de pointer notamment le manque de solution financière digne de ce nom et de regretter que l’engagement évoqué avec Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, ne se soit pas concrétisé.
Cet engagement, c’est la création d’un Fonds spécifique dédié. Car le défi « se chiffre en milliards d’euros », rappelle Jean-Charles Orsucci, prenant acte que « l’on nous dise le littoral doit payer pour le littoral ».
Renvoyés à utiliser les leviers financiers existants, les élus des littoraux ne trouvent aucune solution satisfaisante correspondant aux besoins. Ni le Fonds vert, « amputé de 1,4 milliard d’euros », ni le Gemapi, par définition réservé à la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, ni même le Fonds Barnier, pensé pour être activé face aux risques naturels ne conviennent, le Fonds Barnier excluant d’ailleurs l’érosion côtière de son périmètre.
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