La Banque européenne d’investissement (BEI), le bras financier de l’Union européenne, a marqué un tournant majeur dans sa stratégie climatique en annonçant un doublement de ses financements consacrés aux projets d’adaptation au changement climatique. Cette décision, entérinée par son conseil de direction dans le cadre de la deuxième phase de sa feuille de route climatique, prévoit d’injecter pas moins de 30 milliards d’euros sur la période 2026-2030. L’objectif est clair : préparer l’Europe et ses partenaires aux impacts d’un climat en mutation rapide, une nécessité économique et sociétale désormais incontournable.
Ce soutien accru de la BEI ne sera pas dispersé au hasard. L’institution a ciblé des secteurs névralgiques qui sont à la fois les plus vulnérables et les plus critiques pour la stabilité économique. L’agriculture, confrontée aux sécheresses et aux événements météorologiques extrêmes, la gestion de l’eau, essentielle à la vie et à l’industrie, ainsi que les entreprises, villes et régions seront au cœur de ce dispositif. L’accent sera mis en particulier sur les communautés les plus vulnérables, reconnaissant l’impératif d’équité face aux conséquences du réchauffement. Pour les entreprises, cela ouvre des opportunités significatives de financement pour des investissements résilients, que ce soit pour sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement ou pour adapter leurs infrastructures.