La France, première bénéficiaire des fonds de la BEI
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le siège de la Banque européenne d'investissement au Luxembourg.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le siège de la Banque européenne d'investissement au Luxembourg.
Reuters
La Banque européenne d'investissement (BEI) gâte la France : elle lui a accordé une enveloppe de 12,6 milliards d'euros l'an dernier, ce qui en fait le premier pays bénéficiaire. Sur ce total, 10 milliards proviennent directement de la banque européenne basée au Luxembourg. Le reste (2,6 milliards d'euros) provient du Fonds européen d'investissement (FEI).
L'objectif de ce dispositif est de permettre aux PME d'accéder à des financements plus facilement. En prenant en compte « l'effet levier », l'impact total sur l'économie tricolore est estimé à 62 milliards d'euros. « Les résultats du groupe BEI l'an dernier en France confirment notre rôle central de soutien à l'investissement », a déclaré Ambroise Fayolle, vice-président de l'institution, en amont de la présentation des résultats ce jeudi 13 février.
Après la France viennent l'Espagne (12,3 milliards d'euros), l'Italie (11 milliards d'euros) puis l'Allemagne avec 9,6 milliards d'euros. Malte (72 milliards d'euros) et la Lettonie (82 millions d'euros) arrivent en bas de tableau, selon une note consultée par La Tribune. Ce classement reflète en partie le poids des économies au sein de l'Union européenne et les priorités de la Banque européenne d'investissement.
À lire également
Fortement impliquée dans les investissements verts, la Banque européenne d'investissement est actuellement sous pression des Etats pour réorienter une partie de ses fonds vers la Défense et la sécurité. Les pays frontaliers de l'Ukraine doivent faire face à une pression militaire accrue. Dans une lettre envoyée à Donald Tusk (premier ministre de la Pologne), António Costa (premier ministre du Portugal) et Nadia Calviño (présidente de la BEI et ex-ministre des Finances espagnole), 19 Etats poussent la BEI à revoir ses plans pour financer la production d'armes et de munitions notamment.
