Prix alimentaires : le gouvernement refuse de rouvrir les négociations commerciales
latribune.fr
Chaque année, les négociations commerciales, menées entre le 1er décembre et le 1er mars, fixent les prix des produits en rayon pour l'année à venir. Celles pour 2026 ont été conclues avant le début des tensions au Moyen-Orient.
ZEUS - ZUMA Press Wire via Reuters Conn - Represented by ZUMA Press, Inc. - Vincent Isore
Face aux tensions sur les coûts de production liées à la hausse des prix de l’énergie, l’exécutif exclut, à ce stade, de relancer les négociations entre distributeurs et industriels. Il appelle en revanche à la « responsabilité » des acteurs pour éviter toute dérive des prix en rayon.
Pas de renégociation généralisée, mais une vigilance accrue sur les prix. Le gouvernement ne souhaite pas rouvrir « l’ensemble des négociations commerciales » entre la grande distribution et ses fournisseurs agroalimentaires, a indiqué sa porte-parole Maud Bregeon.
Interrogée sur BFMTV, elle a estimé qu’il n’y avait « pas aujourd’hui nécessité » de relancer ces discussions, malgré les tensions liées à la flambée des coûts de l’énergie et des carburants.
Un contexte différent de 2022
Le gouvernement renvoie à la position du ministre des PME Serge Papin, qui juge que « nous ne sommes pas dans la situation de 2022 », année durant laquelle les négociations avaient exceptionnellement été rouvertes en cours d’exercice.
« Aujourd’hui, il faut d’abord observer l’évolution des prix des matières premières, de l’emballage, de la logistique ou encore du carburant », a-t-il expliqué dans le Journal du dimanche.
Chaque année, ces négociations, menées entre le 1er décembre et le 1er mars, fixent les prix des produits en rayon pour l’année à venir. Celles pour 2026 ont été conclues avant le début des tensions au Moyen-Orient.
Newsletter
Climat & environnement
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.
Dans ce contexte, l’exécutif appelle les industriels à contenir leurs hausses tarifaires. « On demande (…) à chacun d’être raisonnable », a insisté Maud Bregeon, promettant une vigilance accrue contre toute hausse jugée injustifiée.
« Qu’il y ait des répercussions sur les coûts de production (…) c’est mathématique. Pour autant, seules ces hausses de prix (…) doivent être répercutées, ça ne doit pas aller au-delà », a-t-elle ajouté.
Certains acteurs ont déjà prévenu d’ajustements à venir. Le groupe Lactalis a ainsi indiqué vouloir « répercuter » l’impact de la hausse des coûts énergétiques, tout en cherchant à en limiter l’ampleur selon les produits.