À Toulouse, le bambou pour diversifier les revenus des agriculteurs
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Horizom cultive du bambou au sud de Toulouse.
Rémi Benoit
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Horizom cultive du bambou au sud de Toulouse.
Rémi Benoit
« Je cherchais une culture plus rémunératrice ». Gaëtan Jimenez, agriculteur à Longages, au sud de Toulouse, cultive des céréales en bio depuis 2014. Mais en cette fin avril, ce sont des plants de bambous que l’agriculteur est en train de mettre en terre, un tournant pour son exploitation. Le quadragénaire a signé un contrat avec Horizom, entreprise pionnière dans la culture du bambou en France, pour planter 15 hectares, une première en Haute-Garonne.
Créé à Bordeaux en 2022, Horizom a déjà planté 500 hectares de bambou dans le grand ouest de la France, en partenariat avec une vingtaine d’agriculteurs locaux. Tous convaincus par une plante qui regroupe de nombreux avantages : « Le bambou ne gèle pas, est résistant aux aléas climatiques. Il y a très peu de maladies, quasiment pas de ravageurs. Donc, il n’y a pas de perte de récolte », selon Lydie Leymarie-Lachaud, responsable agronomique chez Horizom. « Grâce au bambou, je vais améliorer mes sols au fil des ans, sans intervention particulière. C'est une plante bénéfique que je vais pouvoir mettre partout où je pourrais », confirme Gaëtan Jimenez, engagé dans des pratiques agroécologiques.
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Le modèle proposé par Horizom repose sur un contrat de vingt ans signé entre l’agriculteur et la société bordelaise. Horizom accompagne les exploitants en amont tel un organisme de conseil : « Notre rôle est d’étudier la parcelle pour voir si elle est bien adaptée en termes de sol, de taille, de logistique. Ensuite, on suit l'agriculteur sur la plantation et sur les premières années de vie des bambous », résume Lydie Leymarie-Lachaud.

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