Des blocages d'agriculteurs toujours en place dans le Sud-Ouest
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Dans les Pyrénées-Atlantiques, la Coordination rurale locale prévoit une parade de tracteurs à Pau jeudi soir, en marge du blocage de l'A64.
Rémi Benoit
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Dans les Pyrénées-Atlantiques, la Coordination rurale locale prévoit une parade de tracteurs à Pau jeudi soir, en marge du blocage de l'A64.
Rémi Benoit
La contestation agricole engagée dans le Sud-Ouest se poursuit. Jeudi matin, la gendarmerie recensait les mêmes points de blocage que la veille, notamment sur les autoroutes A63 au sud de Bordeaux, A64 entre Toulouse et Bayonne, A65 à Thèze (Pyrénées-Atlantiques) et sur l’A75, en Lozère et en Aveyron. Aucun nouveau site n’a été signalé.
À Cestas, sur l’A63, des agriculteurs ont organisé un réveillon de Noël « façon auberge espagnole », accompagné d’un marché de producteurs. Selon la Coordination rurale de Gironde (CR33), 80 à 90 personnes se sont réunies dans la nuit de mercredi à jeudi, un chiffre en retrait par rapport aux premiers jours du mouvement. « Une messe a été célébrée, et ensuite notre petit réveillon. Tout s’est bien passé », a déclaré à l’AFP Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33. « C’est Noël mais ça continue encore aujourd’hui », a-t-il ajouté.
Dans un communiqué, la CR33 a salué ce « réveillon pas comme les autres », présenté comme « un moment de chaleur humaine », fait « de solidarité, de partage, de soutien, mais aussi de fatigue (après des jours et des nuits à tenir ».
Dans les Pyrénées-Atlantiques, la Coordination rurale locale prévoit une parade de tracteurs à Pau jeudi soir, en marge du blocage de l’A64. Plus à l’est, sur le barrage de Carbonne, au sud de Toulouse, les « Ultras de l’A64 » ont également marqué Noël par une messe réunissant environ 300 personnes mercredi soir.
Ces actions à forte portée symbolique témoignent d’une volonté de maintenir la visibilité du mouvement, alors que la mobilisation quotidienne s’inscrit désormais dans la durée, avec une participation plus limitée.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

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À l’origine de la mobilisation figure la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC). Depuis l’apparition des premiers foyers en Savoie cet été, l’État s’appuie sur trois leviers : abattage systématique des troupeaux dès la détection d’un cas, vaccination et restrictions de mouvements. Une stratégie vivement contestée par une partie de la profession, notamment par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, qui jugent l’abattage intégral des troupeaux disproportionné. Mardi, 72 vaches ont été abattues en Haute-Garonne après la détection d’un nouveau cas dans le village de Juzet-d’Izaut, portant à 115 le nombre de foyers recensés depuis juin. Le dernier foyer majeur avait été identifié le 15 décembre dans l’Aude.
(Avec AFP)
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