L’organisation du Salon de l’Agriculture, prévu du 21 février au 1er mars 2026, est suspendue aux décisions vétérinaires. La cause principale est l’expansion de la DNC, une épizootie virale qui s’ajoute à la persistance de la fièvre catarrhale ovine (FCO). Contrairement à d’autres pathologies, la DNC présente un défi technique majeur : « Les tests PCR ne permettent pas de détecter les porteurs sains », explique Jacques Chazalet, président du Sommet de l’élevage.
Cette complexité réglementaire impose des calendriers de vaccination stricts, notamment dans le Sud-Ouest, où les restrictions de mouvement ne peuvent être levées qu’après un délai de 28 jours post-injection et 45 jours après l’extinction du dernier foyer. La découverte d’un nouveau cas en Haute-Garonne le 23 décembre accentue la pression sur le calendrier de la Porte de Versailles.
L’absence potentielle des bovins — qui occupent traditionnellement la majorité du hall 1 — dépasse le simple cadre de l’animation grand public. Pour les éleveurs de reproducteurs, ces salons constituent des plateformes de transaction indispensables. Selon les professionnels du secteur, une participation réussie à un concours national peut « garantir des marchés pratiquement pour deux ans ».