Accord UE-Mercosur : la France maintient la pression sur Bruxelles
latribune.fr

" Notre seule boussole reste la défense de nos agriculteurs face à la concurrence déloyale", a martelé Benjamin Haddad, ministre chargé de l'Europe.
Emilie Valès
latribune.fr

" Notre seule boussole reste la défense de nos agriculteurs face à la concurrence déloyale", a martelé Benjamin Haddad, ministre chargé de l'Europe.
Emilie Valès
Paris reste sur ses gardes. Si la Commission européenne a présenté début septembre de nouvelles « mesures de sauvegarde » dans l’espoir de rallier la France à l’accord agricole avec les pays du Mercosur, Benjamin Haddad, ministre chargé de l'Europe, précise, dans un entretien au Journal du Dimanche, indiquant que le gouvernement « évalue encore » si ces garanties protégeront « efficacement les filières agricoles des perturbations de marché ».
Le ministre a également insisté sur la mise en place de « clauses miroirs » afin que les mêmes normes environnementales et sociales s’appliquent aux produits européens et importés. « Notre seule boussole reste la défense de nos agriculteurs face à la concurrence déloyale », a-t-il martelé.
Le temps presse : la Commission souhaite obtenir l’aval des Vingt-Sept avant la fin de l’année, tant que le Brésilien Lula da Silva assure la présidence tournante du Mercosur. Signé fin 2024, le texte prévoit de libéraliser les échanges entre l’Union européenne et les quatre pays du bloc sud-américain – Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay. L’accord, adopté par la Commission le 3 septembre 2025, promet d’ouvrir davantage les marchés européens aux exportations latino-américaines de bœuf, volaille, sucre ou miel, en échange de facilités pour les exportations européennes de voitures, machines et vins. Les filières agricoles redoutent une « concurrence déloyale » du fait de normes sociales et environnementales jugées moins strictes.
À lire également
Pour tenter d’apaiser ces craintes, Bruxelles a proposé des clauses de sauvegarde « renforcées » en cas de hausse brutale des importations ou de chute des prix, ainsi qu’un suivi particulier pour les « produits sensibles ». La France réclame en parallèle un renforcement des contrôles sanitaires. « C’est à l’aune de ces différents éléments, une fois que le paquet final aura été soumis par la Commission, que nous serons en mesure de nous prononcer définitivement sur cet accord », a conclu Benjamin Haddad.
latribune.fr
Pollution industrielle : plus d’une entreprise bretonne sur deux investit pour réduire son impact
Réforme du marché du carbone européen : la grande revanche des industriels
Pourquoi les conditions climatiques extrêmes sont devenues la nouvelle « norme » en Europe
Des milliers de kilomètres entre les stades, une avalanche de streaming : la Coupe du monde 2026 en route pour un record de CO2