TotalEnergies pourrait investir 4,5 milliards d’euros dans le plus grand parc éolien en mer de France
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

C’est maintenant officiel. Le consortium Cotentin Energies Marines, réunissant TotalEnergies et RWE, est le lauréat du huitième appel d’offres (AO8) lancé sur les côtes françaises au large d’Ouistreham (Calvados), a annoncé, ce mercredi matin, le gouvernement, confirmant une information des Échos. Le binôme EDF-Maple, également en lice, est donc formellement écarté tandis qu’Engie n’avait pas candidaté à cet appel d’offres, selon plusieurs sources.
« TotalEnergies a été choisi pour développer et opérer le plus grand projet de production d’électricité renouvelable en France », s’est félicitée lors d’un échange avec la presse Isabelle Patrier, directrice France de TotalEnergies. Le parc, dont la mise en service à 40km des cotes de Normandie est attendue en 2033, doit afficher une capacité de 1,5 gigawatt (GW). Soit, en termes de puissance, l’équivalent, peu ou prou, du réacteur nucléaire EPR de Flamanville. « Le projet représentera un investissement global d’environ 4,5 milliards d’euros, le plus important réalisé par TotalEnergies en France depuis 30 ans », souligne le groupe dans un communiqué.
À lire également
La décision finale d’investissement n’est toutefois attendue qu’en 2029. Pour l’heure, seule une garantie financière d’un montant de 120 millions d’euros a été déposée. Un prérequis pour décrocher un appel d’offres. Entre-temps, TotalEnergies devra notamment trouver un nouveau partenaire, car l’énergéticien allemand RWE « n’a pas la volonté de poursuivre le projet avec nous », a indiqué Isabelle Patrier, confirmant les informations de GreenUnivers. Ce retrait doit toutefois encore être approuvé par l’exécutif.
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer