Zone protégée de 3 500m2, la parc marin d’Iroise, est le premier parc naturel marin (PNMI) français géré par l’Office français de la biodiversité (OFB).
Dans le parc naturel marin d’Iroise, la protection de la biodiversité n’exclut pas les activités nautiques ou de pêche. En termes de pollution, cette gestion partagée de la mer est aussi mise à mal par les activités terrestres et agricoles.
À la pointe du Finistère et au départ du Conquet, la visite du parc marin d’Iroise, labellisé Liste verte par l’Union internationale pour la conservation de la nature, laisse au visiteur un souvenir émerveillé. Créé en 2007, ce premier parc naturel marin (PNMI) français géré par l’Office français de la biodiversité (OFB) est connu pour ses récifs aiguisés, la coloration de ses eaux, la centaine d’espèces (mammifères marins, cétacés, poissons, oiseaux…) ainsi que la forêt de 300 espèces d’algues d’Europe qu’il abrite.
Sur une zone de 3 500m2 passant par Ouessant, Sein et Molène, cet espace protégé permet « une gestion partagée du domaine maritime de la mer » en vue de sa préservation et de son développement durable. Pourtant le respect de la biodiversité et sa préservation face aux pollutions suscitent des questionnements.
Modèle de gestion unique en France
« Notre ambition est de répondre à trois objectifs fondamentaux : la connaissance du milieu marin, la protection de ce milieu et des espèces qu’il abrite, la contribution au développement durable des activités maritimes »,a assuré la directrice du parc Myriam Sibillotte, mercredi 20 mai, lors d’une visite en mer sur le parc.
À quelques jours de la journée mondiale de l’océan, le 8 juin, Maël de Calan, président du département du Finistère, et président du PNMI, et Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, souhaitaient en effet mettre en lumière cet espace naturel au « modèle de gestion unique en France ».
« La connaissance acquise permet de sensibiliser le public et de protéger une biodiversité fragile » vantent d’ailleurs les élus et l’OFB, qui emploie 21 agents et onze inspecteurs de l’environnement pour un budget de 950 000 euros par an. Dans le cadre d’un partenariat jugé « gagnant-gagnant », le parc est régulièrement fréquenté par des biologistes, ingénieurs et chercheurs, des plaisanciers et près de deux cents navires de pêche (chalutiers, fileyeurs, goémoniers, caseyeurs…).
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