Aéronautique : l'usine d'avions électriques d'Aura Aero épinglée par l'Autorité environnementale
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L'usine d'Aura Aero doit livrer 150 avions par an.
Aura Aero
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L'usine d'Aura Aero doit livrer 150 avions par an.
Aura Aero
Coup dur pour l'usine d'avions électriques d'Aura Aero au sud de Toulouse. Dans un avis publié mardi, l'Autorité environnementale, instance consultative et indépendante, demande au constructeur aéronautique toulousain de réévaluer l'impact de plusieurs aspects du projet.
Aura Aero a l'ambition de construire à proximité de l'aéroport Toulouse-Francazal une site industriel accueillant la conception, la fabrication, l’assemblage, les essais de mise en vol et la livraison aux clients de sa flotte d'avions : à la fois la famille d'aéronef biplace Integral (dont l'Integral E, qui est 100% électrique) et surtout accompagner la montée en cadence d'ERA, son avion hybride régional de 19 places. La société, qui emploie déjà 250 personnes sur son site de 6 500 m2 à Francazal, vise grâce à ce site supplémentaire la livraison de 150 avions par an avec un effectif d’environ 1 600 emplois directs à la cadence maximale du site en 2033. La nouvelle usine (de plus de 40 000 m2), baptisée Aura Factory, s'étendra sur un terrain de 124 500 m2.
Même si l'Autorité environnementale souligne que « le dossier présente les enjeux du futur site industriel avec clarté, certains volets clés restent à consolider pour permettre une évaluation complète des incidences » du projet.
L'instance demande notamment à l'entreprise de « recalculer les surfaces sur lesquelles des incidences résiduelles sont notables et compensées au titre de la préservation de la biodiversité ». Elle suggère d'évaluer « la densité de lapins » sur le site et notamment du lapin de garenne et de préserver les fonctions écologiques de l’Aigle botté, la plus petite espèce d'aigles qui avait déjà contraint l'entreprise à réduire la surface d'emprise au sol des bâtiments par rapport au projet initial.
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L'AE recommande par ailleurs de compléter les études sur les nuisances sonores avec des simulations des niveaux de bruit en intégrant les activités également projetées par l'industriel Tarmac Aerosave sur le site. L'instance suggère de quantifier les émissions de polluants atmosphériques de l’activité d’Aura Factory, l'usinage du bois pour la fabrication des avions devrait occasionner des rejets de composés organiques volatils qui « ne sont pas quantifiés ».
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