Arianespace vise huit lancements d'Ariane 6 en 2026 et 9/10 en 2027
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Décollage d'Ariane 6 le 4 novembre depuis Kourou.
P PIRON - © ESA-CNES-ARIANESPACE-ArianeGroup / Optique vidéo du CSG - P PIRON
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Décollage d'Ariane 6 le 4 novembre depuis Kourou.
P PIRON - © ESA-CNES-ARIANESPACE-ArianeGroup / Optique vidéo du CSG - P PIRON
Si tout se passe bien, Ariane 6 aura l'une des montées en puissance les plus rapides jamais réalisées de l'histoire spatiale en termes de lancements, selon un des patrons du secteur : un en 2024 (vol inaugural), quatre en 2025, dont le dernier vol est programmé d'ici la fin de l'année (contre cinq prévus initialement), huit en 2026, puis 9/10 en 2027, selon une présentation industrielle dont La Tribune a pris connaissance. Même SpaceX, dont les déboires initiaux ne laissaient pas présager le succès colossal d'aujourd'hui, n'avait pas réussi cette très belle montée en cadence.
Et jusqu'ici tout va pour le mieux : quatre vols sur quatre réussis, dont le dernier dans la nuit de mardi à mercredi. Le lanceur lourd européen a mis en orbite le satellite Sentinel-1D, destiné à l'observation de l'environnement et conçu par Thales Alenia Space.
Début novembre, Arianespace disposait de 31 satellites à lancer, dont 21 vols commerciaux, dans son carnet de commandes. Ce qui lui donne une visibilité jusqu'à fin 2028. Soit trois ans d'activité. Fin 2025, Ariane 62 (deux boosters) lancera sa dernière mission de l'année en mettant en orbite deux satellites Galileo, le système européen de navigation par satellite.
Puis, en 2026, Arianespace mettra en service Ariane 64 (quatre boosters) et effectuera le premier des 18 lancements prévus dans le cadre de son contrat avec Amazon. Le géant mondial de la distribution a sélectionné trois lanceurs pour lancer au total 3.236 satellites en orbite terrestre basse à quelque 600 km d'altitude pour sa constellation Kuiper. Arianespace estime que ces lancements lui seront « utiles » dans la perspective d'Iris², la future constellation européenne qui vise à assurer une connectivité sécurisée et souveraine et dont le déploiement est prévu à partir de 2030.
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Régulièrement, Arianespace fait l'objet de critiques sur les prix de lancement d'Ariane 6, qui bénéficie d'aides à l'exploitation dans le cadre d'un programme de l'agence spatiale européenne (ESA) pour rester compétitive. « Aujourd’hui, nous signons des contrats, ce qui signifie que nous sommes sur le marché. Mais il y a clairement un défi pour voir comment les prix évoluent en fonction du succès ou non d’autres lanceurs », a expliqué David Cavaillolès en septembre de la semaine internationale de l'espace (WSBW) à Paris.
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