Coup de gueule du patron du Gifas face « au concours Lépine » pour taxer l'industrie aéronautique
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Le président du Gifas Olivier Andries.
Pool/ABACA via Reuters Connect - Pool/ABACA - Pool/ABACA
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« Nos parlementaires ont perdu la boussole. On assiste tous les jours au Parlement à un concours Lépine pour taxer plus et travailler moins. Ce n'est pas comme cela que le pays va s'en sortir. La filière aéronautique et spatiale crée de l'emploi et de la richesse pour le pays. Il faut nous encourager à investir en France plutôt que de nous inciter à investir à l'étranger », a lancé ce jeudi sans ménagement Olivier Andriès, nouveau président du Gifas (groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) à l'occasion de ses vœux à la presse.
Le patron du motoriste Safran a rappelé que la filière est à la fois « le premier recruteur industriel du pays avec plus de 200 000 emplois » et « le premier contributeur à l'excédent commercial français avec 30 milliards d'euros ».
Dans le viseur de la fédération professionnelle, le maintien des aides au CORAC (Conseil pour la recherche aéronautique civile). La filière avait obtenu d'Emmanuel Macron un budget de 300 millions d'euros par an. « Au final, nous avons reçu 285 millions en 2024 et 278 millions en 2025. Chaque année, la loi budgétaire rogne un peu de ces crédits promis en 2023 par le président de la République », rappelait Yannick Assouad, présidente du comité de pilotage du CORAC lors de l'Aeroforum organisé le 13 novembre dernier par La Tribune à Toulouse.