L'aéroport Toulouse-Blagnac veut baisser ses tarifs aéroportuaires
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L'aéroport Toulouse Blagnac a accueilli 7,6 millions de passagers en 2025.
Rémi Benoit
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L'aéroport Toulouse Blagnac a accueilli 7,6 millions de passagers en 2025.
Rémi Benoit
Alors qu'ADP a vu son action chuter en Bourse en décembre dernier après le rejet, par l'Autorité de régulation des transports, d'une augmentation de 1,5 % des tarifs des aéroports parisiens, l'aéroport Toulouse-Blagnac entend faire le chemin inverse.
« Les tarifs des redevances vont baisser, ce qui représente un signal prix très fort qui va agir immédiatement sur notre compétitivité et nous permettre de gagner en attractivité », a annoncé Philippe Crébassa, président du directoire d'ATB, le 19 mars lors de la présentation annuelle de la plateforme.
On ignore encore l'étendue de cette baisse des redevances qui doit encore être validée par l'Autorité de régulation des transports. En cas de feu vert, l'aéroport Toulouse-Blagnac pourra signer d'ici à la fin mars un contrat de régulation économique sur les cinq prochaines années. Il sera le premier depuis la fin des caisses uniques au profit d'un nouveau régime de caisses aménagées qui permet de dissocier les lucratifs revenus commerciaux (boutiques, restaurants, hôtels...) des revenus aéronautiques moins rentables (redevances aux compagnies aériennes, activités en escale...).
Cette réforme, initiée en 2023 sous le ministre des Transports Clément Beaune, doit permettre aux aéroports d'avoir une meilleure rentabilité de leurs investissements destinés à étoffer leur offre de boutiques et restaurants, mais aussi générer un apport aux compagnies aériennes sans qui les passagers ne seraient pas là.
L'aéroport Toulouse-Blagnac entend pour sa part investir 160 millions d'euros sur cinq ans, principalement pour renouveler les installations de la plateforme, améliorer la qualité de service et investir sur des opérations de décarbonation.
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