Sophie Adenot bientôt dans l'ISS pour préparer des missions plus longues dans l'espace
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Sophie Adenot au CNES à Toulouse.
Rémi Benoit
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Sophie Adenot au CNES à Toulouse.
Rémi Benoit
« Le compte à rebours est plus que lancé. Le programme, qui était déjà intense jusqu'à maintenant, s'intensifie encore pour être prêt à décoller le 15 février », lance Sophie Adenot ce lundi 24 novembre depuis le centre de contrôle du CNES à Toulouse. L'astronaute française de l'Agence spatiale européenne s'envolera à bord d'une capsule Crew Dragon de Space X pour une mission de huit mois dans la station spatiale internationale.
A moins de trois mois du départ, outre la révision des procédures d'urgence de la capsule, l'astronaute est mobilisée sur la collecte de données médicales pour faire avancer la science. Cette semaine, l'ingénieure va par exemple passer une échographie de sa structure osseuse. La même opération sera réalisée à son retour sur Terre.
« Lors d'une mission spatiale, les astronautes perdent 1% de leur masse osseuse par mois. Plus la mission est longue, plus les risques de fracture sont importants, ce qui pose problème si les astronautes doivent, lors de futures missions, fouler le sol lunaire ou martien. Ce phénomène est similaire à ce qui est observé chez les personnes atteintes d'ostéoporose donc cette expérience pourra aussi avoir des applications sur Terre », avance Didier Chaput, responsable de l'expérience.
Echo-Bones est l'une des sept expériences qui seront menées par le CNES lors de la mission Epsilon de Sophie Adenot et suivies depuis son service vols habités (CADMOS) à Toulouse.
À lire également
Au-delà des progrès attendus sur les connaissances scientifiques, ces expériences amènent petit à petit les astronautes à se préparer à des missions plus longues. Lors de futures missions habitées vers la Lune ou Mars, le délai de communication avec la Terre ne permettra pas à un opérateur au sol d'effectuer une échographie à distance. Sans avoir suivi la faculté de médecine, Sophie Adenot va ainsi devoir apprendre à passer une échographie à un co-équipier de l'ISS grâce à un assistant dopé à l'IA.