Aéronautique : Ascendance décroche 12 millions pour doper la fabrication de ses batteries et du futur avion
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Ascendance a reçu l'aérostructure de son VTOL.
Rémi Benoit
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Ascendance a reçu l'aérostructure de son VTOL.
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Place à l'industrialisation pour le champion aéronautique toulousain Ascendance. La start-up fondée en 2018 a l'ambition de réduire l'empreinte carbone et le bruit généré par les hélicoptères en développant Atea, un aéronef hybride-électrique capable de transporter quatre passagers sur 400 kilomètres. En parallèle, elle a développé le système de propulsion hybride-électrique Sterna qui volera sur son futur appareil mais qui pourra aussi équiper des drones et des avions régionaux.
Ascendance annonce ce vendredi avoir décroché un financement de 12,2 millions d'euros dans le cadre de l'appel à projets Première usine de France 2030.
La nouvelle ligne d'assemblage sera implantée au cœur de son usine actuelle de 2 000 mètres carrés à l'aérodrome de Muret, au sud de Toulouse. Elle sera capable de produire 40 systèmes par an. Le soutien de l'État va permettre de financer les quelques millions d'euros du projet et préparer la future usine qui demandera pour sa part environ 50 millions d'euros d'investissement. Ce futur bâtiment industriel doit encore doper la montée en cadence d'Ascendance pour atteindre une capacité de 1 000 systèmes d'hybridation par an.
« Le système hybride-électrique d'Ascendance s'adresse à trois marchés. Le premier, ce sont les drones de défense où l'hybridation augmente la distance parcourue par l'engin mais permet aussi d'apporter de la furtivité. À certains moments critiques, passer en tout-électrique réduit l'empreinte sonore du drone. Au-delà de ce marché immédiat, nous visons à compter de 2028 le marché des avions légers (jusqu'à 20 places). Nous avons annoncé au salon du Bourget un projet avec Daher et Safran pour travailler sur l'hybridation de ce type d'avions. Et puis enfin, nos systèmes pourront équiper des avions régionaux après 2030. Nous avons gagné cet été un projet européen avec ATR et Airbus sur des technologies pour ce type d'appareils », détaille Jean-Christophe Lambert.