L'intelligence artificielle débarque dans le contrôle aérien
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Des outils d'intelligence artificielle commencent à émerger pour gérer le trafic aérien.
Reuters
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Des outils d'intelligence artificielle commencent à émerger pour gérer le trafic aérien.
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« C'est une sorte de Waze pour les superviseurs du trafic aérien », résume Michaël Viravongsa. Cet expert à la DSNA (direction des services de la navigation aérienne) a développé avec des ingénieurs de l'ONERA, le laboratoire français de la recherche aérospatiale, un outil d'IA d’aide à la décision pour optimiser la gestion du trafic aérien.
Baptisé SINAPS, cet outil n'est pas utilisé directement par la tour de contrôle pour le décollage ou l'atterrissage des avions mais par les cinq centres régionaux chargés de la sécurité du trafic aérien lorsque les avions sont en phase de croisière.
Une illustration que l'intelligence artificielle commence à entrer dans le quotidien des acteurs du transport aérien. Pour autant, le régulateur se veut prudent sur le recours à ce type de technologies.
L'agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne travaille sur les premières certifications d'un premier niveau d'automatisation dans lequel l'IA est utilisée dans les systèmes d'assistance au pilotage mais où aucune décision n'est automatisée. L'EASA planche en parallèle sur le deuxième niveau d'automatisation prévoyant des prises des décisions de façon automatique sous l'œil d'un humain. Cette étape supplémentaire ne devrait pas voir le jour avant la prochaine décennie.
L'agence va commencer aussi à se pencher sur une automatisation avancée (sans surveillance humaine), soit le troisième et dernier niveau envisagé. Ce dernier relève pour l'instant de la science fiction pour piloter les avions mais qui pourrait se révéler utile pour gérer le trafic des drones.
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« Le régulateur souhaite y aller par petits pas, du moins critique vers le plus critique, en évaluant à chaque fois l'impact sur le cadre réglementaire. Par exemple, introduire la reconnaissance vocale pour comprendre ce qui a été dit à la radio ne comporte pas un risque extraordinaire même si la technologie est défaillante », illustre Loïc Eyglunent, auditeur gestion des changements à la DSNA.