Airbus vient d’engranger une commande historique pour 150 A220 de la part de la compagnie malaisienne AirAsia. Un bol d’oxygène pour ce programme qui n’a pas encore atteint son seuil de rentabilité. L’avionneur vise une cadence de 13 appareils par mois d’ici à 2028.Bonne nouvelle pour le plus petit représentant de la famille airbusienne. L’avionneur européen a dévoilé, mercredi 6 mai, une commande qualifiée « d’historique » pour son A220 : la compagnie malaisienne AirAsia a signé un contrat ferme pour un total de 150 appareils, au cours d’une cérémonie organisée à Mirabel (Canada), où est assemblé le petit monocouloir (100 à 160 sièges). Une opération d’une valeur de 19 milliards de dollars au prix catalogue, a fait savoir l’opérateur low cost, même si le montant réel doit sans aucun doute être inférieur en raison des réductions accordées à chaque transaction.
Pour Airbus, c’est une aubaine. Jamais une compagnie aérienne n’avait effectué une commande ferme d’A220 d’une telle ampleur, permettant au carnet de commandes de franchir la barre du millier d’appareils en attente d’être livrés. Or la dynamique commerciale de cet appareil issu du rachat du CSeries du canadien Bombardier en 2018, s’est quelque peu essoufflée ces dernières années. Après avoir engrangé 105 commandes nettes en 2022, puis 141 en 2023, le groupe européen a fait face à un solde négatif de 9 commandes en 2024 en raison de plusieurs annulations, puis n’a engrangé que 44 commandes nettes en 2025.
Des problèmes techniques au niveau des moteurs
Il faut dire que l’A220 – décliné sous deux versions (A220-100 et A220-300) – a été quelque peu boudé ces dernières années par plusieurs compagnies aériennes. Et ce en raison notamment de la persistance de problèmes techniques au niveau de ses moteurs, livrés par l’américain Pratt & Whitney. Le PW1500G a été confronté d’une part à une durabilité plus faible qu’attendue de la chambre de combustion et de la turbine haute pression, et, d’autre part, à des contaminations dans la poudre métallique utilisée pour la fabrication de certaines pièces du moteur, entraînant, là aussi, une réduction de la durée de vie des pièces.