Airbus : « négociations musclées » avec Pratt & Whitney face à la pénurie de moteurs
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Airbus se prépare à une nouvelle moisson de commandes au salon du Bourget.
Rémi Benoit
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Airbus se prépare à une nouvelle moisson de commandes au salon du Bourget.
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C'est l'appareil le plus vendu et le plus livré dans l'histoire de l'aviation commerciale. Près de 40 ans après son premier vol, l'A320 est devenu le best-seller incontestable d'Airbus, occupant 75% du carnet de commandes. Le premier avionneur mondial a désormais plus de 7 000 exemplaires de ce monocouloir à livrer. Mais au fur et à mesure des contrats commerciaux qui s'accumulent, le délai de réception s'étire aussi pour les compagnies aériennes.
En 2025, Airbus a livré 793 avions commerciaux l’an passé (dont 93 A220, 607 A320 Family, 36 A330 et 57 A350). Le groupe avait revu à la baisse ses objectifs annuels – de 820 exemplaires à 790 - en novembre dernier, à la suite de la découverte d’un problème de qualité industrielle sur les panneaux avant des A320NEO. Surtout, le géant européen est impacté par les retards de livraison de moteurs de l'américain Pratt & Whitney.
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Le motoriste est confronté à une combinaison de facteurs qui retardent les livraisons. « Pratt et Whitney fait face à des difficultés sur la durabilité des moteurs sur lesquels il faut changer un certain nombre de pièces plus souvent qu'attendu. Les moteurs reviennent régulièrement en révision en raison d'un problème de qualité de production. Le motoriste a aussi rencontré un problème de qualité sur la poudre métallique (des contaminants microscopiques ont été trouvés dans un métal utilisé pour les moteurs, NDLR), ce qui les oblige à rappeler une très grande partie des moteurs en service. Sans compter la fourniture de moteurs pour les nouveaux avions. Tout cela a généré un certain nombre de goulots d'étranglement, notamment sur l'approvisionnement de certaines pièces. Il y a aussi une pénurie d'agents pour assurer la maintenance », rappelle Guillaume Faury.