Système qualifié de « léger, facilement déployable et récupérable », le NemoSens de la société RTSys répondra à des besoins variés au bénéfice des forces armées, des politiques publiques marines et de la protection de l’océan.
Afin de répondre à la commande croissante du ministère des Armées sur les zones environnementales à couvrir, le Service national d’hydrographie et d’océanographie de la Marine a engagé un plan d'investissement de 18 millions d'euros pour développer les services et produits maritimes de demain.
D’ici à 2030, le Service national d’hydrographie et d’océanographie de la Marine veut doubler ses capacités de collecte de données en mer avec plusieurs engins autonomes. En septembre dernier, le Shom avait réceptionné à Brest le DriX Marlin, son premier drone de surface dédié à la prise de données hydrographiques.
Au terme d’une compétition industrielle de sept mois, il a passé commande fin décembre de deux nouveaux appareils, également conçus en France, vient-il d’annoncer. Fabriqué par la société française Exail, à l’origine du Marlin, un nouveau drone autonome de surface, de modèle DriX-H9, sera livré au premier trimestre 2027.
La société RTSys fournira pour sa part, dans le courant du premier trimestre de cette année, un micro-drone autonome sous-marin (AUV), de modèle NemoSens.
L’utilisation de ces engins de dernière génération doit contribuer à accélérer le cycle de production des données et services de l'établissement public, dans un contexte géopolitique et environnemental en pleine mutation.
Travaux côtiers : le Drix H-9 complémentaire du Marlin
« Cette commande s’inscrit dans le plan de transformation des moyens d’acquisition de données hydrographiques et océanographiques engagé par le Shom en 2024 (18 millions d’euros). Cela vise à répondre aux besoins civils et militaires en matière d’informations certifiées d’aide à une prise de décision de plus en plus rapide, sur des zones d’intérêt élargies et jusque dans les grandes profondeurs », précise Laurent Kerléguer, directeur général du Shom.
Ce dernier attend par ailleurs la livraison au premier trimestre 2026 d’un drone autonome sous-marin, capable de descendre à 6 000 mètres et fabriqué par la société norvégienne Kongsberg Discovery.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
Comme le DriX-H8 Marlin, le DriX-H9 sera utilisé pour conduire des travaux hydrographiques côtiers visant à décrire l’environnement marin (topographie et description des fonds, détections d’épaves…). Les deux drones pourront d’ailleurs « être utilisés simultanément » pour « démultiplier les capacités de collecte d’information sur une zone donnée », complète le Shom. Grâce à une autonomie deux fois plus grande que celle du Marlin, le H-9 sera prioritairement déployé sur la façade Atlantique et en Manche.