Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier révèle que Taïwan veut des Rafale
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Le Rafale intéresse Taïwan
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Le Rafale intéresse Taïwan
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C'est la surprise du chef. Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier a révélé mercredi lors de son audition à la commission des finances de l'Assemblée nationale que Taïwan souhaite s'offrir des Rafale pour remplacer son parc de Mirage 2000-5. « Ce que veulent les Taïwanais, ce sont des Rafale. Cela ne dépend pas de moi. Et je ne dis pas que c'est bien de vendre à Taïwan ou pas. Ce n'est pas ma responsabilité, c’est celle de l’État », a confié Eric Trappier, qui répondait à une question de la députée socialiste Marie-Noëlle Battistel sur les défaillances du soutien des Mirage 2000-5 à Taïwan. En novembre 1992, les entreprises françaises emmenées par Dassault Aviation avaient décroché un nouveau jackpot sur l'île nationaliste après celui des frégates de Naval Group en août 1991. L'avionneur avait vendu 60 avions de combat Mirage 2000-5 et leurs armements, un contrat évalué à 4,6 milliards d'euros.
La révélation d'Eric Trappier va certainement mettre dans l'embarras les autorités françaises, qui soutiennent le statu quo de Taïwan vis-à-vis de la Chine mais ménage autant que possible Pékin. Car, à chaque tentative française de ventes d'armes à Taïwan, la Chine menace de rétorsions commerciales. Ce qui stoppe en général toutes les initiatives. Et comme le gouvernement français ne veut surtout pas compromettre les relations franco-chinoises comme cela avait été le cas dans les années 90. Les échanges commerciaux entre la France et la Chine ont reculé de 3% en 2024 pour s’élever à 95 milliards d'euros dans un contexte de ralentissement de l’économie chinoise et de tensions commerciales croissantes. En dépit d’une stabilisation en 2024, le solde bilatéral pour les biens demeure fortement déficitaire (-47 milliards d'euros).
Interrogé par la présidente du groupe d'amitié franco-taïwanaise, Marie-Noëlle Battistel, qui a recueilli lors d'un voyage à Taïwan les inquiétudes de Taipei sur les retards de livraisons des pièces détachées nécessaires à la maintenance des Mirage 2000-5 pouvant aller jusqu'à deux ans, Eric Trappier a reconnu que « la dynamique industrielle des pièces de rechange et des réparations est un petit peu en baisse mais on assure parfaitement bien le soutien à Taïwan. C'est un peu plus dur qu'avant mais on le fait très bien ».