« Ce n’est pas le plus gros contrat que nous ayons remporté sur le plan financier, mais c’est bien le plus important en termes de visibilité, de maintien des compétences et de travail à fournir en interne. C’est une très bonne nouvelle pour nos activités de défense », se réjouit Yann Huort, le responsable du développement commercial du chantier naval Couach. Le constructeur girondin, basé à Gujan-Mestras, vient de décrocher un contrat d’un montant potentiel de plus de 100 millions d’euros auprès de la Direction générale de l’armement (DGA) pour fournir 24 vedettes de type Mousquetaire à la Gendarmerie nationale.
« Nous allons nous mettre au travail tout de suite pour assurer quatre premières livraisons en 2029 puis cinq tranches optionnelles de quatre navires jusqu’à 2033 », ajoute Yann Huort. « Cela permet de pérenniser nos emplois et nos compétences dans le secteur de la défense, ça faisait longtemps qu’on attendait de remporter un grand programme souverain français en plus de nos contrats à l’export. Et ça valide notre stratégie de développement de la défense en parallèle de la plaisance »
Ce contrat de plus de 100 millions d’euros est en effet à mettre en regard du chiffre d’affaires du chantier naval qui, après avoir grimpé à 65 millions d’euros en 2022 est retombé à 32 millions d’euros en 2025, notamment en raison de la co-entreprise créée avec le chantier rochelais Fountaine Pajot pour construire les catamarans Veya. L’entreprise emploie actuellement plus de 220 salariés et dispose d’un outil industriel intégré de 47 000 m2 en Gironde.
Dans le détail, le marché conclu avec la DGA prévoit la construction de 24 vedettes côtières de surveillance maritime pour doter la Gendarmerie maritime en France métropolitaine et dans les territoires d’outre-mer. Ce nouveau modèle, baptisé Mousquetaire, viendra prendre le relais des 24 vedettes actuelles de type Elorn, mises en service dans les années 2000.