Spatial : le ministère des Armées est passé à côté d'une capacité opérationnelle révolutionnaire
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L'intercepteur Dark lors de son lancement en haute altidude
Dark
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L'intercepteur Dark lors de son lancement en haute altidude
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Dark l'avait rêvé pour la France mais c'est la startup américaine Katalyst Space Technologies qui va tenter de réaliser un projet inédit pour le compte de la NASA. Quoi donc ? Le sauvetage du télescope spatial américain Swift lancé en 2004 et dont l'orbite se dégrade très rapidement avec une désintégration estimée à fin 2026 en rentrant dans l'atmosphère terrestre. Pour sauver Swift (Swift Rescue Mission), la NASA a attribué en septembre à Katalyst un contrat de 30 millions pour entreprendre le premier sauvetage de ce type.
Comment ? Katalyst devrait lancer dans huit mois seulement un service robotisé conçu pour approcher, capturer et repositionner Swift de manière autonome sur une orbite plus stable. Clairement, une rencontre de troisième type grâce à l'un des tout premiers pompiers-robots spatiaux. C'est sur quoi Dark travaillait avant de déclarer forfait, faute d'un contrat de démonstration qui aurait pu être signé par la France (Direction générale de l'armement ou France 2030 ou CNES...). « La France a perdu un marché de 40 milliards de dollars », estime un expert du spatial. Elle aurait pu avoir une solution pionnière dans une une dizaine d'année pour pouvoir nettoyer l'orbite basse LEO (Low Earth Orbit) d'éventuels débris menaçant et de satellites butineurs agressifs.
En attendant, la France regardera à la TV le sauvetage de Swift si Katalyst réussit cette course contre la montre au lieu d'être une puissance de premier plan sur un marché qui s'annonce prometteur. Comment va procéder Katalyst ? La startup américaine a sélectionné la fusée Air Pegasus XL de Northrop Grumman pour livrer son vaisseau spatial robotique en orbite pour la mission de sauvetage Swift. Ce lanceur sera auparavant largué en altitude par l’avion L-1011 Stargazer de Northrop Grumman et libéré à 39.000 pieds d'altitude environ.
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Pourquoi un lanceur aéro-largué (ou aéroporté) ? « C'est le plus sûr moyen de s'adapter à la spécificité de chaque mission, notamment à sa localisation dans l'espace, assure cet expert spatial. Un lanceur aéro-largué peut être opérationnel beaucoup plus rapidement et surtout il s'affranchit des éventuelles contraintes liées à un lancement au sol ». Dans le cas d'espèce, l'appareil de Northrop Grumman offre la flexibilité de lancer de pratiquement n’importe où sur Terre, ce qui en fait l’un des rares systèmes capables d’atteindre l’orbite de Swift sur une chronologie très resserrée.