Enquête Odoxa : les maires inquiets face au stress hydrique
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Le stress hydrique devient une préoccupation majeure pour les communes et nécessite de rehabiliter les infrastructures
Nicolas Fagot / SEDIF
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Le stress hydrique devient une préoccupation majeure pour les communes et nécessite de rehabiliter les infrastructures
Nicolas Fagot / SEDIF
Si certains sondages font état d’un désintérêt des Français pour l’environnement, néanmoins, le sujet de l’eau est bien une préoccupation autant pour les maires que les citoyens. C’est ce que montre l’enquête Odoxa, menée pour le compte de Sade, filiale du cycle de l’eau du groupe de BTP NGE, basé à Marseille, qui a ainsi voulu prendre le pouls des élus et mesurer les attentes. Laquelle révèle que 36% des maires estiment que leur commune pourrait être confrontée à un épisode de stress hydrique d’ici 2032, inquiétude qui monte à 45% concernant les villes grandes et moyennes et qui atteint même 48% dans le quart sud-est de la France. Préoccupation partagée par les citoyens, la même enquête faisant état de 39% de Français soucieux de voir leur commune concernée.
Un état des lieux en quelque sorte qui ne surprend pas vraiment, tant les épisodes climatiques récents ont clairement montré que le stress hydrique n’est plus un phénomène rare mais qu’il va bien falloir désormais l’anticiper.
« Ces résultats ne nous ont pas surpris », avoue Frédéric Bernadet. « Aujourd’hui, nous faisons face à des événements climatiques de forte intensité. Cela va devoir être adressé de manière plus prégnante ». Le directeur général de Sade – qui emploie 6 200 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires de 1,150 milliard d’euros – de relever aussi que c’est le patrimoine, les infrastructures liées à l’eau, qu’il va falloir revoir, certaines étant vétustes ou en inadéquation par rapport aux usages.