Schneider Electric, Bouygues, Axa… Porté par les résultats d'entreprises, le CAC 40 atteint un nouveau record

Dans les premiers échanges, le CAC 40 a atteint un nouveau record absolu à 8 600,84 points.
BT/JS - REUTERS - Benoit Tessier

Dans les premiers échanges, le CAC 40 a atteint un nouveau record absolu à 8 600,84 points.
BT/JS - REUTERS - Benoit Tessier
Le CAC 40 a franchi pour la première fois de son histoire la barre des 8 600 points, dans les premiers échanges, ce jeudi matin. Le marché a accueilli plutôt positivement une nouvelle vague de résultats d'entreprises, le tout dans un contexte « d'apaisement des craintes autour de l'IA », relève Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.
À part Stellantis (-1,11 % à 6,44 euros, à 10h), qui a annoncé la deuxième perte la plus importante jamais enregistrée par un groupe français, les entreprises du CAC 40 ont dans l'ensemble publié des résultats positifs ce jeudi.
À commencer par Schneider Electric (+3,87 % à 275,2 euros, à 11h15), qui maintient le cap en 2026 après un « record » pour son chiffre d'affaires annuel en 2025, grâce aux centres de données et en dépit des effets de change.
Son bénéfice s’est inscrit l'an dernier en recul de 2 %, à 4 milliards d’euros. Et son chiffre d’affaires a progressé de 5,2 %, atteignant « pour la première fois » 40 milliards d’euros, mais le groupe fait état d’un effet de change négatif de 701 millions d’euros au quatrième trimestre. Le groupe prévoit, compte tenu des taux de change actuels, un impact des devises sur le chiffre d’affaires 2026 estimé entre -850 millions et -950 millions d’euros. L’Ebita (bénéfice opérationnel) ajusté (excluant les événements ponctuels ou non récurrents) a bondi de 12 % en organique, à 7,5 milliards d’euros.
Pour 2026, le groupe vise une croissance organique du chiffre d’affaires « comprise entre +7 % et +10 % » et de l’Ebita ajusté « comprise entre +10 % et +15 % ». À moyen terme, Schneider Electric confirme ses objectifs financiers, à savoir une croissance organique (à périmètre constant et hors effets de change) du chiffre d’affaires « comprise entre +7 % et +10 % » et une hausse organique de la marge d’Ebita ajusté de 250 points de base cumulés.
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Le géant Bouygues (+1,59 % à 52,34 euros, à 11h15), présent dans la construction, les travaux publics ou les télécommunications, a de son côté réalisé en 2025 un bénéfice net de 1,1 milliard d'euros, en hausse de 7,6 % malgré la contribution exceptionnelle pesant sur les grandes entreprises, pour des ventes stables à 56,9 milliards d'euros (+0,2 %).
Bouygues estime jeudi l'impact sur son bénéfice de la contribution exceptionnelle au rétablissement des finances publiques à 69 millions d'euros. Le groupe a dans le même temps amélioré de 4,7 % son résultat opérationnel courant des activités, indicateur de rentabilité, à 2,7 milliards d'euros.
Le groupe dit viser pour 2026 une stabilité du chiffre d'affaires à taux de change constants, contre une augmentation de 1,3 % en 2025. Les impacts de change ont été significatifs sur l'année écoulée, à -580 millions d'euros.
Après une très bonne année 2024, le géant de l'assurance Axa (+1,22 % à 40,7 euros, à 11h15) a de nouveau réalisé un chiffre d'affaires et un bénéfice records en 2025, en ligne avec les attentes des analystes, portés par l'ensemble de ses activités, et par la cession du gestionnaire d'actifs Axa IM.
Son bénéfice net a progressé de 24 % à 9,8 milliards d'euros, grâce à la hausse du résultat opérationnel et au gain provenant de la cession d'Axa Investment Managers (Axa IM) à la banque BNP Paribas pour 5,1 milliards d'euros mi-2025.
Le chiffre d'affaires a, lui, augmenté de 5 % à 115 milliards d'euros, tiré notamment par les évolutions tarifaires dans les assurances dommages et santé, et par la croissance de 9 % des revenus de l'assurance-vie. Le ratio de solvabilité, indicateur clé sur la solidité financière, reste stable à 215 %, après avoir connu un recul en 2024.
Le géant mondial des services environnementaux Veolia (+0,28 % à 35,5 euros, à 11h15) a par ailleurs annoncé jeudi un bénéfice net en forte progression de 10,9 %, à 1,22 milliard d'euros, porté par le développement de ses relais de croissance.
Les activités du groupe à forte valeur ajoutée (déchets dangereux, technologies de l'eau, énergie locale) ont connu « une croissance deux fois plus rapide » (4,3 % à périmètre et change constants) que celle de ses activités dites « socles » (eau municipale, déchets solides, chauffage urbain, réseaux de froid), qui ont progressé de 2,2 %, a souligné la directrice générale du groupe, Estelle Brachlianoff, interrogée par l'AFP.
Le chiffre d'affaires ressort à 44,4 milliards d'euros (-0,6 % sur un an, mais +1,4 % à taux de change et périmètre constants). La progression atteint 2,8 % en excluant les prix de l'énergie, que le groupe achète puis répercute sur ses clients. La marge d'Ebitda (bénéfice avant impôts, intérêts, dépréciation et amortissement) a progressé de 70 points de base à 15,9 %.
(Avec AFP)