Les investissements étrangers en France rattrapent leur retard pris en 2024

Les créations de sites représentent la majorité des opérations menés avec les investissements étrangers en 2025 (photo d'illustration).
© wal_172619, Pixabay

Les créations de sites représentent la majorité des opérations menés avec les investissements étrangers en 2025 (photo d'illustration).
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Les investissements étrangers en France sont repartis à la hausse en 2025. Le pays a enregistré 1 878 décisions d'investissements internationaux, soit +11 % par rapport à l’année précédente, d’après le bilan publié ce jeudi par Business France, opérateur public qui assiste les entreprises françaises à l'exportation.
Cette belle progression s’explique, en partie, par une « comptabilisation plus exhaustive à l’échelle communale ». Désormais, Business France comptabilise l’ensemble des emplois annoncés au démarrage d’un projet, et chaque point de vente comme un projet. Un changement destiné à « mesurer plus précisément l’attractivité du site France ainsi que l’impact local de la décision d’investissement », précise-t-il.
En se basant sur les mêmes données que précédemment, la hausse des investissements étrangers n’est en fait que de +2 % sur un an.
Pas de quoi ternir pour autant le bilan 2025 aux yeux du président du conseil d’administration de Business France, Pascal Cagni. « La France résiste en s’appuyant sur la solidité de ses fondamentaux », affirme-t-il dans un communiqué. À savoir « un réseau ferroviaire, autoroutier et aéroportuaire de meilleures qualités », « la possibilité d’avoir internet jusqu’au dernier kilomètre », « des talents qui sont réels et reconnus », a-t-il par la suite détaillé sur RMC. Sans oublier sa position géographique qui en fait la « meilleure base pour aller conquérir le marché de plus de 350 millions d’Européens ».
Avec cette hausse, les investissements étrangers ont néanmoins seulement retrouvé leur niveau de 2023, le dépassant même légèrement (1 815 décisions d’investissement cette année-là). Et n’ont finalement que rattrapé le retard pris en 2024 quand ils avaient reculé de -7 %.
La raison derrière ce repli n’est pas difficile à trouver : l’incertitude politique et budgétaire à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale décidée par le président Emmanuel Macron en juin 2024. Elle a entraîné remaniements, changements de gouvernements ainsi que difficultés à établir un budget. Cette instabilité avait refroidi les investisseurs et terni l’attractivité du pays.
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La précaire stabilité retrouvée en 2025 semble avoir rassuré tout ce petit monde. Et malgré ces récentes turbulences, la France attire ces dernières années plus de projets internationaux qu’avant la pandémie de Covid-19, signe d’un attrait supérieur.
Ces près de 1 900 projets d’investissements ont en outre un impact positif sur l’emploi en France puisqu’ils ont permis de maintenir ou de créer près de 47 800 postes en 2025. Un chiffre là encore supérieur à l’année d’avant (37 800), mais bien loin des hauts niveaux de 2022 et 2023 (respectivement 58 800 et 59 200).
La chute de 2024 s’expliquait « en grande partie » par « un ajustement du marché de l'intérim, une des premières variables d’ajustement en période de ralentissement économique », soulignait alors Business France. Si la situation s’est améliorée en 2025, force est de constater qu’elle n’a pas retrouvé son dynamisme d’avant ce recul.
Dans le détail, les projets d’investissement étrangers recensés en 2025 sont originaires de 61 pays différents, dont 27 du Vieux continent. Ainsi, 6 entreprises sur 10 ayant investi en France au cours de l’année étaient européennes. Cette prépondérance de l’Europe n’est pas une surprise pour Business France, mais « en cohérence avec son statut de premier partenaire commercial (de la France) et de premier investisseur en stock d’IDE (investissement direct étranger) ».
En termes d’emploi, les voisins européens s’affichent aussi comme de puissants partenaires puisque plus de la moitié des postes (56 %) sont portés par des pays d’Europe. À titre individuel, ce sont toutefois les États-Unis qui sont les plus grands employeurs, à l’origine de près d’un quart (24,5 %) des emplois recensés en 2025.
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Concernant les opérations menées avec ces investissements, ce sont les créations de sites qui ont été les plus réalisées (62 % du total des projets, soit 1 161), suivies par les extensions (30 %). Bien plus marginales, les reprises (3 %) ont toutefois « joué un rôle déterminant dans la préservation du tissu industriel et des emplois », souligne Business France. 48 sites en procédure de redressement économique ont ainsi été repris, permettant de sauvegarder plus de 5 000 emplois dans le pays.