Renault Trucks confirme son virage vers l'électrique malgré un marché contraint et appelle les pouvoirs publics à mettre en place des mécanismes de soutien pour les transporteurs.
Au salon Solutrans, Renault Trucks a présenté plusieurs nouveautés. Mais la faiblesse du marché fragilise les objectifs de la marque au losange qui compte sur le soutien des pouvoirs publics pour stimuler la demande.
A l’occasion du salon Solutrans qui se tient aux portes de Lyon, jusqu’à ce samedi, Christophe Martin, directeur général de Renault Trucks a dressé un premier bilan de l’année en cours, martelant l’engagement du groupe dans l’électromobilité et l’attente d’un soutien des pouvoirs publics pour accélérer cette transition.
En lente évolution, le marché de l’électrique devrait atteindre les 800 immatriculations en 2025 dont 60% effectués par la marque au losange. Un résultat un peu en deçà de 2024 avec 670 immatriculations à l’échelle nationale dont les trois quarts effectués par le groupe propriété de Volvo.
Il faut dire que le marché 2025 a globalement été marqué par un repli avec 43.000 immatriculations, toute énergie confondue soit une baisse de 13% par rapport à 2024, qui touche aussi Renault Trucks en raison de retard de calendrier sur certains modèles.
« Sur un marché 2025 turbulent Renault trucks a réussi à conforter sa position de leader (avec 31% de parts de marché, un point de plus qu’en 2024, ndlr) qui nous permet d'investir sur une offre qui se renforce sur tous les segments », met en perspective Christophe Martin qui confirme « le cap de l'adaptation de la mobilité électrique ».
Des points de friction à lever
Plusieurs nouveautés présentées sur le stand du groupe confirment les avancées du secteur comme les nouvelles versions du Renault Trucks E-Tech T 780 et T585 qui offrent 600 km d'autonomie sans recharge. Un kilométrage qui devrait permettre de « passer un cap psychologique » et « d’accélérer sur ce segment ». A ces modèles s’ajoute également le Renault Trucks E-Tech D12T conçu pour la distribution en centre-ville ainsi que les modèles Master Off Road et Propulsion.
Fort de ce portefeuille, Renault Trucks regrette néanmoins une adoption plus lente qu'espérée due à des points de friction persistant concernant les infrastructures et le coût d'acquisition.
« Nous accompagnons les clients sur leur tournée pour les aider à déterminer les meilleurs itinéraires à prendre » en fonction du maillage, explique un salarié de la société. Le constructeur a même publié mi-octobre une carte des stations de recharge publiques en Europe et a déjà signé plusieurs accords avec Enedis pour faciliter les raccordements ou des acteurs de la recharge privée comme Chargepoly, Mobilize ou encore Izivia.
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