Pourquoi la marque de chaussures Minelli n’a pas résisté à la crise du retail
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Les magasins Minelli fermeront définitivement leurs portes le 30 mai.
Reuters
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Ce n’était pas la première alerte pour Minelli. Après avoir été cédé, début 2022, par l'ancien fleuron du textile français Vivarte (ex-groupe André) à Stéphane Collaert, qui avec Laurent Portella avait déjà racheté San Marina deux ans plus tôt, le chausseur aux origines marseillaises avait été placé en redressement judiciaire en 2023 par le tribunal de commerce de Marseille. Si l'enseigne avait finalement échappé au pire grâce à la reprise des investisseurs DS Invest et Union Brothers et de la marque de vêtements « Mes Demoiselles Paris » et intégrée dans une nouvelle entité dénommée « Maison Minelli », les conséquences sur la masse salariale avait été importantes puisque la fermeture de 73 boutiques sur 120 avait précipité le licenciement de presque 400 salariés. En effet, seuls 213 CDI sur 600 avaient été conservés.
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Pour la marque fondée en 1973 dont le siège social est implanté à Gémenos dans les Bouches-du-Rhône, les choses sont allées de mal en pis. En effet, l'enseigne a perdu 3,7 millions d'euros lors de son dernier exercice publié 2024-2025. A tel point que le tribunal des activités économiques de Paris l’a placée en en redressement judiciaire en mars dernier. Les candidats au rachat, de l’ordre d’une demi-douzaine, avaient jusqu’au 11 mai pour déposer leur dossier. Parmi les offres de reprises, pour beaucoup partielles, seules quatre prévoient la reprise d’un ou deux des 21 points de vente de l’enseigne.