Croissance : la Banque de France plus optimiste, malgré de fortes incertitudes
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La Banque de France est légèrement plus optimiste que prévu sur la croissance en 2026.
REUTERS - Sarah Meyssonnier
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La Banque de France est légèrement plus optimiste que prévu sur la croissance en 2026.
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L’horizon se dégage un peu pour l’économie française. Dans ses dernières prévisions dévoilées ce vendredi 19 décembre, la Banque de France table désormais sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1 % en 2026, contre 0,9 % en septembre dernier et 1 % en juin.
Sur 2025, les conjoncturistes ont également revu à la hausse leurs projections de croissance à 0,9 %, contre 0,7 % en septembre et 0,6 % en juin. Comment expliquer ce léger regain d’optimisme ? « On revient aux projections d’il y a un an. Ce qui veut dire que les chocs d’incertitude n’ont pas eu tous les effets escomptés », a expliqué le directeur général de la banque centrale, Olivier Garnier, lors d’un point presse.
C’est par exemple le cas de la guerre tarifaire enclenchée par le président Trump aux États-Unis. « La croissance a été moins affectée par les barrières douanières car les tarifs n’ont pas été aussi élevés que prévu », a ajouté l’économiste.
Point important, la Banque de France s’est appuyée sur le budget 2026 présenté par Matignon. Ce qui signifie que les économistes n’ont pas pris en compte les mesures inscrites dans le budget de la sécurité sociale adopté récemment. Or, certains dispositifs pourraient modifier les comportements des ménages et des entreprises.
En outre, l’issue incertaine de la Commission mixte paritaire (CMP) débutant ce vendredi sur le budget de l’État pourrait également peser sur l'attentisme des entreprises et des ménages en début d'année prochaine. « S’il y a une loi spéciale, ce serait temporaire », juge néanmoins Olivier Garnier. Quant au possible tour de vis moins sévère que prévu, « cela n’engendrerait pas forcément plus de croissance en raison du prolongement de l’incertitude sur les ménages et les entreprises ». Ces prévisions sont donc, comme souvent, entourées d’aléas importants à la hausse comme à la baisse.
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