Du Livret A à l’assurance-vie : le transfert de l’épargne des Français se confirme
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L’en-cours de l’assurance-vie a atteint 2 100 milliards d’euros à fin octobre 2025, en hausse de 6,5 % sur un an.
CP/ - Reuters - Charles Platiau
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L’en-cours de l’assurance-vie a atteint 2 100 milliards d’euros à fin octobre 2025, en hausse de 6,5 % sur un an.
CP/ - Reuters - Charles Platiau
Les Français possédaient 438,9 milliards d’euros sur leur Livret A en novembre, soit 800 millions d’euros de moins qu’en octobre, selon les chiffres publiés mardi 23 décembre par la Caisse des Dépôts (CDC).
Mouvement similaire pour les LDDS (livrets de développement durable et solidaire), des livrets quasi-identiques au Livret A si ce n’est leur plafond de dépôts fixé à 12 000 euros : avec 161,8 milliards d’euros d’en-cours, ils contenaient 300 millions d’euros de moins qu’en octobre. Mais les Français ont légèrement vidé leurs livrets, mais pas nécessairement pour consommer.
Avec un taux d’épargne record, à 18,7 % du revenu disponible, selon les derniers chiffres de la Banque de France, les ménages continuent d’épargner, mais dans d’autres produits financiers que les livrets réglementés.
Et « le grand gagnant de 2025, c’est l’assurance-vie », selon la Caisse des dépôts. L’en-cours de l’assurance-vie a ainsi atteint 2 100 milliards d’euros à fin octobre 2025, en hausse de 6,5 % sur un an.
Les épargnants ont aussi légèrement augmenté leurs dépôts sur leur livret d’épargne populaire (LEP), un autre livret réglementé réservé aux ménages qui ne dépassent pas un certain montant de revenus, avec un meilleur taux d’intérêt (2,7 %). L’en-cours s’est porté en novembre à 80,9 milliards d’euros, 200 millions d’euros de plus qu’en octobre.
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Les taux d’intérêt des livrets réglementés ont baissé au cours de l’année écoulée, du fait d’une moindre inflation qui fait partie de la formule de calcul.
En janvier, les livrets A et les LDDS proposaient un taux d’intérêt de 3 %, taux abaissé en février à 2,4 % puis à 1,7 % à partir d’août. Ce taux pourrait encore baisser à 1,5 % voire 1,4 % en février 2026, toujours à cause du ralentissement de l’inflation.
Bercy aura toutefois le dernier mot et aura la possibilité d’accorder un coup de pouce au taux finalement appliqué, comme il l’a déjà fait par le passé.
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