Selon l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), « l’assurance-vie et les droits à pension affichent une dynamique positive, portée par la hausse des souscriptions en euros. »
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Les fonds euros des assurances-vie peuvent-ils tenir la cadence ?
Après deux années de belles performances, les fonds en euros ont retrouvé les faveurs des épargnants. Mais l’embellie est-elle en mesure de se maintenir en 2025 et 2026, ou le meilleur est-il déjà derrière nous ?
Longtemps placement préféré des Français, l’assurance-vie en fonds euros connaît un regain d’intérêt. La baisse des rendements des livrets réglementés – le livret A plafonne désormais à 1,7 % – et la désaffection pour les dépôts à vue ont redirigé une partie de l’épargne vers ce support, que l’on n’avait pas vu aussi attractif depuis des années.
Selon l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), « au premier trimestre 2025, le flux net des placements des ménages atteint 33,4 milliards d’euros, en légère baisse par rapport au trimestre précédent. En revanche, l’assurance-vie et les droits à pension affichent une dynamique positive, portée par la hausse des souscriptions en euros. »
Depuis 2022, la remontée des taux d’intérêt a dopé la performance des portefeuilles obligataires, permettant aux fonds euros d’afficher un rendement net moyen d’environ 2,5 % à 2,6 % sur les deux dernières années – un niveau qu’on n’avait plus observé depuis longtemps. Mais cette embellie peut-elle se maintenir en 2025 et 2026 ?
Une chute brutale est peu probable
Les conditions actuelles ne laissent pas présager d’un effondrement des rendements. La Banque centrale européenne poursuit un assouplissement monétaire progressif, tandis que les assureurs disposent encore d’un confortable matelas de participation aux bénéfices (PPB), ces réserves techniques permettant de lisser les taux servis aux épargnants.
Cependant, ces mêmes facteurs expliquent que la hausse des rendements semble marquer un palier. L’environnement de taux pèse désormais sur les nouvelles émissions obligataires, moins rémunératrices, et les assureurs ont déjà mobilisé une partie de leurs réserves pour maintenir l’attractivité de leurs fonds euros ces dernières années.
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