France Travail accélère l’accompagnement intensif des demandeurs d’emploi les plus fragiles et durcit ses contrôles, malgré 515 postes en moins.Alors que le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 6,8 % sur un an en France, les entreprises continuent de faire face à des difficultés de recrutement. Dans ce contexte, France Travail entend « s’adapter aux réalités du marché du travail et accompagner les Français dans leurs transitions », a déclaré son directeur général, Thibaut Guilluy, vendredi 30 janvier, lors de la présentation du bilan 2025 et des perspectives pour 2026.
« Historiquement créé pour répondre au chômage de masse », France Travail souhaite désormais « aller vers ceux qui en ont besoin » dès cette année, selon son directeur général. Une ambition qui devra toutefois se concrétiser avec des effectifs réduits, tout en maintenant les priorités de l’organisme : accompagnement intensif des demandeurs d’emploi les plus en difficulté, renforcement des contrôles et des sanctions, partenariat avec les entreprises et lancement de points relais en zone rurale.
Accélérer l’accompagnement
En 2025, 90 % des offres confiées à France Travail ont été pourvues, avec un délai moyen de retour à l’emploi ramené de 35 jours en 2020, à 23 jours aujourd’hui. Dans le prolongement de la réforme ayant instauré l’inscription automatique des bénéficiaires du RSA et des jeunes en parcours d’insertion, l’organisme entend activement renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emploi les plus en difficulté.
L'an passé, 665 000 personnes en grande difficulté pour retrouver un emploi ont bénéficié d’un « accompagnement intensif », soit 80 % de plus qu’en 2024. France Travail vise les 800 000 bénéficiaires en 2026. Ce dispositif affiche un taux de retour à l’emploi de 43 % en six mois, selon l’organisme.