Métropole Aix-Marseille-Provence : « Je n’ai pas de baguette magique », dit Lecornu
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Nicolas Isnard (à gauche) et Vincent Jeanbrun (à droite) en pleine discussion à Marseille le 23 avril 2026.
CL
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Nicolas Isnard (à gauche) et Vincent Jeanbrun (à droite) en pleine discussion à Marseille le 23 avril 2026.
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Avec Sébastien Lecornu, le président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, Nicolas Isnard, a des « liens lointains et historiques ». Venu à Marseille accompagné de son ministre du logement pour annoncer un projet de loi actant notamment l’ANRU 3, le Premier ministre s’est trouvé confronté à des acteurs locaux qui l’attendaient de pied ferme. Outre ses retrouvailles avec Nicolas Isnard, c’est également Benoît Payan, le maire de Marseille, que le chef du gouvernement a rencontré. Car la coïncidence entre l’agenda du Premier ministre et l’actualité métropolitaine tombait plutôt bien. L'enjeu : sortir l'institution de l'ornière budgétaire où elle se trouve.
Car Aix-Marseille Provence présente un budget général en déficit de 123 millions d'euros. Une situation due au budget annexe des transports, en déficit, lui de 220 millions d'euros et qu'il a fallu combler. Une situation complexe, compliquée même, qui, pour Nicolas Isnard résulte à la fois de la baisse des dotations successives -50 millions d'euros en 2024 et -70 millions d'euros en 2025 - mais aussi des investissements consentis dans le cadre du Plan Marseille en Grand.
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Des accusations qui ne sont pas au goût du Premier ministre qui allègue que les décisions locales ont aussi pesé dans la balance. L’intercommunalité ne peut pas se revendiquer « décentralisée quand ça va bien et centralisée quand ça va mal », défend-il. Lui qui demande à ce que soit documenté, en toute transparence, ce qui relève de la responsabilité locale et la responsabilité nationale. Et de dire qu'une telle situation incombe, selon lui, à la copie finale du budget 2026 votée par la majorité du Sénat - « la droite sénatoriale ». Une copie « dure pour les intercommunalités », qui fait en revanche la part belle aux communes rurales et aux départements.
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