JO2030 : en pleine crise, Grospiron doit reformer le Cojop
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Entre le président du Cojop, Edgard Grospiron et son directeur général, Cyril Linette, le divorce est acté.
ETIENNE GARNIER /PRESSE SPORTS
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Entre le président du Cojop, Edgard Grospiron et son directeur général, Cyril Linette, le divorce est acté.
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Au terme d’un « parcours du combattant », comme aime à l’appeler Renaud Muselier, président de la région Sud qui accueillera, aux côtés de Auvergne-Rhône-Alpes, les Jeux Olympiques d’hiver 2030, la situation actuelle n’est « pas au niveau ». Il faut dire qu’après des mois de tergiversations, de débats parlementaires, l’énorme machine que sont les JO 2030 s’était – enfin – dotée d’une loi olympique, d’un budget, d’instances en place. Mais rien ne se passe comme prévu.
Car la machine s’enraye. Au sein du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop), cette institution clé qui prend les décisions opérationnelles, se livre une bataille. Rien de politique, assure Renaud Muselier, mais bien entre sportifs. D’un côté, Edgar Grospiron, le président du Cojop. De l’autre, celui qu’il avait choisi pour être son numéro 2 en avril dernier : Cyril Linette. Mais depuis dix mois qu’ils travaillent ensemble, les désaccords autour des délais et coûts se sont créés entre les deux hommes. Jusqu’à devenir « insurmontables », prend acte, hier, dans un communiqué, le Cojop. Un énième problème de gouvernance, après que l’instance ait déjà vu plusieurs démissions s’enchaîner : Anne Murac, la directrice des opérations, suivie du directeur de la communication Arthur Richeret, de Bertrand Méheut, président du comité des rémunérations. De quoi agacer les membres du bureau exécutif et le CIO et altérer la relation de confiance qui doit se tisser entre les diverses institutions.