La stratégie européenne contre le volet économique du narcotrafic se dessine
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Grégory Allione plaide pour une stratégie européenne coordonnée capable de lutter contre le narcotrafic
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Grégory Allione plaide pour une stratégie européenne coordonnée capable de lutter contre le narcotrafic
DR
L’émoi suscité par l’assassinat de Mehdi Kessaci et par la marche blanche organisée quelques jours après, n’est pas retombé. Le narcotrafic est revenu violemment sur le devant de la scène et les questions autour de comment éradiquer le trafic et les flux financiers attenants ne cessent d’être évoquées.
Mi-novembre, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, redisait sa volonté de doter la France d’un arsenal complet qui permette d’éradiquer ce fléau « qui concerne tous les territoires de la République », rappelant notamment la création d’un parquet anti-criminalité organisée. Et la nécessité d’une réponse internationale.
Mais la réponse peut aussi être à l’échelle européenne. C’est ce que défend notamment Grégory Allione. Le député (Renew) des Bouches-du-Rhône a ainsi demandé qu’un débat soit organisé lors de la prochaine session plénière. Car l’Europe travaille précisément à sa feuille stratégique 2026-2029 qui sera présentée dans quelques semaines.
Des outils existent déjà, tels Europol et Eurojust, le premier s’occupant de la coopération judiciaire entre procureurs et magistrats, le second de coopération policière.
Mais il existe d’autres leviers, défend Grégory Allione. « La Commission travaille dans son coin, puis sollicite ceux qui représentent les électeurs au Parlement. Chacun à des parcelles de responsabilités. Il doit y avoir un travail police/justice plus harmonisé et une meilleure interopérabilité des forces ».
Et d’en venir à la data, cette source précieuse qui doit être remontée via une méthode commune. « C’est grâce à la data que l’on peut mieux identifier les cargos et les conteneurs qui transportant de la drogue », ajoute Grégory Allione. Les ports européens qui sont des points d’entrée principaux alors qu’en France, plus de 75% des saisies de drogue ont emprunté la voie maritime, le port du Havre arrivant en tête des infrastructures portuaires concernées en France.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
