L’onde de choc de la guerre en Iran se propage dans l’économie tricolore. Sidérées par l’ampleur du conflit, beaucoup d’entreprises en France redoutent un prolongement des hostilités dans cette poudrière du Moyen-Orient. À peine un mois après le début de l’offensive américaine, 40 % des entreprises affirment déjà ressentir les répercussions, selon la dernière Grande consultation des entrepreneurs réalisée par OpinionWay pour CCI France, La Tribune et LCI. À l’opposé, 56 % déclarent ne pas ressentir d’impact. Il y a donc une majorité d’entreprises pour l’instant épargnées par le choc énergétique, mais ce résultat est à nuancer.
Sur ce total de réponses négatives, 22 % anticipent des conséquences à venir. « Cette situation constitue un nouveau choc pétrolier. Si ce choc énergétique persiste au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser plus largement à l’économie », a prévenu le ministre de l’Économie Roland Lescure, devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale mardi soir. Des propos contestés par le chef de l'État Emmanuel Macron. À l'issue du conseil des ministres, Roland Lescure est revenu sur ses propos. « Je regrette d’avoir utilisé ce terme. Il s’appliquait dans mes mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française, mais il a visiblement déclenché un débat sur la situation française ».