S’il venait à accéder à l’Élysée au printemps 2027, le maire du Havre et candidat déclaré à l’élection présidentielle, Édouard Philippe, aurait recours au référendum « après l’élection présidentielle, au moment des législatives ou quelques mois après », a-t-il confirmé, jeudi 28 mai, au micro de France Inter. Un outil que n’a, jusqu’à présent, pas osé utiliser — à l’exception du sujet calédonien — Emmanuel Macron.
« Une des questions que je crois nécessaire de trancher, c’est la question de la règle d’or. Qu’est-ce que la règle d’or ? C’est l’idée d’inscrire dans la Constitution une contrainte qui s’applique au gouvernement et au parlement pour voter les budgets en équilibre ou revenir à l’équilibre », a précisé le président d’Horizons durant son entretien sur la radio publique. Rappelant, au passage, que l’Hexagone n’a pas connu de budget à l’équilibre depuis « 52 ans », soit depuis 1974.
Déjà, le 20 mai, l’ancien Premier ministre avait fait part au Figaro de son intention d’interroger les Français sur le sujet au tout début de son mandat. Une position qui n’est guère surprenante alors que les députés Horizons ont déposé le 3 février 2025 une proposition de loi constitutionnelle « visant à l’instauration d’une règle d’or budgétaire pour un retour à l’équilibre des finances publiques ». Est-ce pour prendre de vitesse le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, qui s’est déclaré officiellement candidat à l’Élysée le 22 mai dans l’Aveyron, qu’Édouard Philippe a rappelé sa feuille de route ce jeudi à la radio ?